L'École secondaire de Bromptonville tourne la page

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Bien que l'École secondaire de Bromptonville ne soit plus la propriété des Frères du Sacré-Coeur, ses valeurs resteront ancrées dans l'enseignement transmis aux élèves.

«Ça a été une décision difficile au point de vue émotif, mais je pense que c'était le temps de faire cette transition», dit le directeur laïc, Simon Croteau. «Je m'attendais à plus de cris ou même une diminution d'inscriptions, mais au contraire, tout le monde a eu le temps de faire son deuil et de vivre la transition.»

Après 60 ans d'histoire, l'École secondaire de Bromptonville ferme son pensionnat. Comme le précise Roger Baillargeon, directeur des services aux élèves et anciens pensionnaires de l'école, «un pensionnat doit être rattaché à un projet précis ou à une mission.» Dans ce cas-ci, la mission première était de former des religieux dans la communauté. Au fil des années, cette mission s'est adaptée aux changements de la société et a en fait changé du tout au tout.

«Quand j'étais étudiant ici, dans les années 1980, les pensionnaires et les externes étaient complètement séparés», explique M. Baillargeon. Des cafétérias aux groupes de classe, il n'y avait aucun contact. De plus, les internes sortaient très rarement, soit une fois par mois, ou même une seule fois aux six semaines, durant l'hiver.

Dans les dernières années, des changements majeurs ont fait en sorte que le pensionnat n'était plus un besoin premier de l'école. M. Croteau explique entre autres que les nombreuses activités parascolaires font en sorte que les élèves avaient besoin de sortir chaque fin de semaine, voir même lors des jours de semaine. «Aujourd'hui, les enseignants ne savent même pas quels élèves sont externes et quels ne le sont pas.»

Le service d'autobus maintenant offert sur un plus grand réseau, les jeunes de la région peuvent facilement retourner à la maison le soir. De plus, les filles font partie des rangs scolaires de l'école depuis déjà environ 10 ans. Rien de plus semblable qu'une école publique, mais dans une ambiance qui rappelle le passé d'une grande famille.

Malgré tout, «ça fait partie de la mission de la direction de garder l'esprit familial», dit M. Baillargeon. «Même encore aujourd'hui, cette importance du rôle de l'éducateur ici versus dans plusieurs autre écoles, c'est vraiment différent. Tout le monde fait sa part. Que ce soit le concierge, le chauffeur d'autobus, les enseignants, on dirait que la mission est un peu plus grande et je pense que ça découle du fait que la communauté hébergeait ces jeunes-là à l'année avant et ça ne s'est pas perdu, contrairement à ce qu'on pourrait penser.»

Les quelque 15 élèves qui désiraient rester pensionnaires se sont trouvés des familles de pension pour poursuivre leur scolarité à l'École secondaire de Bromptonville.

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