Une histoire qui illustre parfaitement la persévérance scolaire

Finissant de l'école du Phare, Jhon Carvajal n'aurait pas... (Imacom, Jessica Garneau)

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Finissant de l'école du Phare, Jhon Carvajal n'aurait pas cru, au début de ses études secondaires, qu'il compléterait son parcours en éducation internationale. On le voit ici avec Martine Corney, animatrice à la vie étudiante de l'école du Phare.

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Si on avait demandé à Jhon Carvajal au début du secondaire s'il réussirait à compléter son parcours en éducation internationale, l'élève de l'école internationale du Phare aurait sans doute répondu non. Difficultés scolaires, échecs, problèmes de consommation : les raisons auraient été nombreuses pour abandonner.

Alors que des milliers d'élèves de la région prennent la route des vacances, La Tribune s'est intéressée au parcours d'un élève immigrant aujourd'hui finissant. Nous avons rencontré Jhon, originaire de la Colombie, dont l'histoire illustre parfaitement ce qu'est la persévérance scolaire.

«En première et en deuxième secondaire, jamais je n'aurais cru passer mon secondaire en éducation internationale», avoue l'adolescent de 17 ans.

Le français du jeune homme ne permet pas de deviner toutes les embûches qu'il a rencontrées pour apprendre sa nouvelle langue. «Je suis une légende des pires notes en français!» s'exclame-t-il.

Le jeune homme est arrivé à Sherbrooke en février 2005, avec sa mère, son frère et sa soeur. La famille a fui la Colombie après que le père de Jhon fut décédé «à cause de la guerre». Contrairement à sa famille qui trouve l'arrivée difficile, ce n'est pas le cas pour le garçon à l'époque. «Pour moi, c'était facile!» lance-t-il en soulignant, en outre, qu'il aimait la neige. Le garçon a alors huit ans.

«En première secondaire, j'étais inscrit au programme international. J'avais beaucoup de misère», lance-t-il en énumérant une liste de matières échouées. «J'avais de la difficulté avec le français, j'avais des problèmes de consommation», décrit-il. Le directeur de l'établissement lui offre cependant une seconde chance au terme de sa première année. L'élève est également très croyant : à ses yeux, c'est Dieu qui a mis sur son chemin des gens qui ont pu l'aider.

Jhon Carvajal a reçu plusieurs récompenses, dont une médaille du lieutenant gouverneur et le titre d'athlète de l'année à l'école internationale du Phare. Il a multiplié les implications, notamment à titre de représentant des élèves de cinquième secondaire au conseil des élèves. Il a aussi interprété Dany dans la comédie musicale Grease de l'école.

Comment est-il parvenu à réussir ses études tout en devenant un jeune homme apprécié de ses pairs? «Je le voyais, les professeurs autour de moi voulaient m'aider. J'ai eu d'autres amis qui sont venus vers moi, dit-il en faisant allusion au choix de ses amitiés. Il y a ma mère, qui est un point important. Elle a toujours été là.»

Le finissant est inscrit en travail social au Collège Champlain. «Je veux être travailleur social. Ma passion, c'est les gens», lance-t-il. Le jeune homme veut être un travailleur social... trilingue. Il parle espagnol et français, et veut apprendre une autre langue. «C'est un autre défi que je me donne.»

«On va se souvenir de lui», souligne Martine Corney, animatrice à la vie étudiante de l'école du Phare. «Ce n'est pas pour rien qu'il a réussi», dit-elle en soulignant la persévérance du finissant.

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