La mine Suffield hors d'usage

La mine Suffield, dont certaines rumeurs laissaient entendre la réouverture il... (Imacom, René Marquis)

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Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) La mine Suffield, dont certaines rumeurs laissaient entendre la réouverture il y a quelques années, est sur le point d'être bouchée.

Située à quelques minutes de marche du chemin McFarland, à la frontière entre Sherbrooke et du Canton de Hatley, la mine Suffield fait présentement l'objet de travaux de restauration qui visent à démanteler les installations et à confiner les stériles dans le but de végétaliser à nouveau le site minier, inactif depuis 1955. Coût des travaux : 1 449 500 $, défrayés par le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles.

« Mais pourquoi maintenant? » demande une citoyenne des environs, Valérie Duhaime.

« Tu excaves beaucoup de choses dans une mine, tu as les minerais et tu as le reste, ce sont des stériles, ils peuvent être dommageables pour l'environnement s'ils sont acides », détaille Alexandre Cabral, professeur spécialisé en géotechnique environnementale à l'Université de Sherbrooke.

Rappelons qu'en 2009, la compagnie allemande Silver Capital AG avait mené des travaux de prospection et une réouverture était alors envisagée, mais devant l'inactivité prolongée de la mine, le gouvernement a choisi de procéder à sa réfection : les probabilités que de nouveaux puits y soient forés sont donc très minces.

« Il faudrait des raisons très intéressantes d'un point de vue économique. De mémoire, je ne me souviens pas d'avoir vu ça », mentionne M. Cabral.

Au ministère, on explique qu'avant 1987, aucune loi n'obligeait les compagnies minières à assumer la restauration des sites miniers au Québec. Comme la dernière exploitation sur le site Suffield date de 1955 et que la Ascot Metals Company - dernière exploitante - n'existe plus, le gouvernement du Québec a pris en charge la responsabilité de la restauration dans le cadre du programme de passif environnemental minier, mis sur pied afin de restaurer les sites miniers contaminés et abandonnés dont le propriétaire est inconnu, introuvable ou insolvable. Ce qui explique aussi que le détenteur actuel des droits d'exploitation miniers, l'Allemande Silver Capital AG, n'ait aucune responsabilité financière dans l'affaire.

Étonnamment, ni Silver Capital AG, ni Globex Mining, qui est propriétaire du sous-sol du territoire, étaient au courant des travaux menés sur le site puisque le gouvernement est uniquement tenu d'aviser le propriétaire des droits de surface. Ceux-ci sont présentement détenus par des particuliers.

« Le gouvernement n'a aucune obligation de nous aviser, mais ça serait gentil de le faire quand même, souligne Raymond Bédard de Globex Mining. C'est comme ça qu'il fonctionne, il choisit les sites orphelins à restaurer, fait son plan et va de l'avant quand son budget lui permet. »

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