Ouverture du Marché de la gare

Le marché public urbain du Marché de la... (Imacom, René Marquis)

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Le marché public urbain du Marché de la gare ouvrait officiellement le 20 juin avec plus de 20 producteurs agroalimentaires sur place et une dizaine d'artisans.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Faire du Marché de la gare le lieu de rendez-vous par excellence pour les achats alimentaires: c'est l'objectif vers lequel toutes les nouveautés du marché public urbain de Sherbrooke convergent cette année.

Sept nouveaux producteurs s'installeront au Marché de la gare cet été afin de répondre aux demandes de la population sherbrookoise qui avait indiqué son désir pour un plus grand nombre de producteurs et une diversité de ceux-ci dans une étude menée sur l'avenir du marché public urbain à Sherbrooke. Des auvents ont aussi été installés sur le périmètre du bâtiment principal afin de créer un espace plus convivial pour les détaillants extérieurs.

«Ça regroupe les producteurs sous un même espace, ça crée l'effet de synergie qu'on recherche», explique Ghislain Paquet, vice-président de la Corporation du Marché de la gare de Sherbrooke (CMGS) et propriétaire de la Fromagerie de la gare.

Encore et toujours, tous les producteurs s'entendent pour valoriser la qualité et la fraîcheur de leur offre alimentaire. L'accès direct est également souligné à grands traits.

«Les asperges ont été cassées ce matin, on trouvera pas ça en supermarché, explique M. Paquet. Parler directement au producteur, lui demander ce qu'on fait avec du kale, ce n'est pas tout le monde qui sait quoi faire avec ça. Nous, on a cette expertise et on a le plaisir d'aller plus loin.»

«On recherche l'expérience client la plus agréable possible. On veut en faire un lieu habituel pour un produit de qualité et savoureux, donner aux gens le réflexe de venir ici en premier», explique quant à lui Jacques Blain, copropriétaire des Vallons maraîchers et président de la CMGS.

Une habitude à redévelopper

Les aliments ont beau être frais et les producteurs motivés, encore faut-il que les consommateurs soient au rendez-vous : le rapport de l'étude de marché avait au moins confirmé l'intérêt pour un marché public et les producteurs entrevoient la nouvelle saison avec optimisme.

«À Sherbrooke, on a perdu le marché public pendant un bon bout de temps, il s'est perdu une habitude alors il faut la recréer, avance M. Blain. Je dirais que ça va très bien depuis son retour, la clientèle augmente d'année en année.»

«Il y a une conscience de ce qu'on mange, ce que ça fait sur notre corps. On la sent, les gens veulent des produits frais, biologiques», mentionne M. Paquet

L'arrivée de producteurs bien connus comme Choco-là devrait inciter encore plus de gens à se déplacer pour faire l'expérience du marché public.

«Il y a un très gros travail à faire. Ça serait important de faire comprendre que si on a une économie locale qui est forte, on va avoir une économie globale encore plus forte, ça va se faire ressentir dans l'économie sherbrookoise», indique la copropriétaire de l'entreprise, Jouhaïnna Lebel.

Tout l'été et jusqu'au mois d'octobre, le Marché de la gare ouvrira ses portes les vendredi, samedi et dimanche.

Un déménagement toujours possible

Les rumeurs de déménagement du marché public de Sherbrooke sont toujours bien présentes même si, à court terme, l'objectif est de maximiser l'espace du Marché de la gare.

«L'option principale est de rester ici parce que c'est beau et qu'il y a des aménagements. On essaie de voir où on peut aller. Le jour où on sera rendu trop gros pour l'espace physique, on sera rendu là», avance Ghislain Paquet de la Fromagerie de la gare.

À n'en point douter, le spectre d'un déménagement est dans l'air. Selon les recommandations de l'étude de marché sur la viabilité d'un marché public urbain à Sherbrooke, le nombre de producteurs présents sur place devrait doubler. Or, aucune flexibilité ne semble être démontrée pour un réaménagement du Marché de la gare, trop petit pour accueillir tout ce nouveau monde potentiel.

«C'est sûr qu'à la suite de l'étude de marché, il y a eu des recommandations de faites. À l'heure actuelle il est prématuré de parler de déménagement, mais on travaille pour faire du marché public urbain une réussite et pour ça, il faut doubler le nombre de producteurs intérieur et extérieur. Il faut analyser la situation et voir ce qu'il est possible de faire ici. Notre but à court terme, c'est de rendre l'expérience la plus conviviale», mentionne pour sa part Jacques Blain, président de la Corporation du Marché de la gare de Sherbrooke (CMGS).

Bien entendu, tous les efforts sont pour le moment déployés sur la saison actuelle, mais déjà les limites d'espace se font ressentir.

«On a réussi à recruter sept nouveaux producteurs extérieurs, avec l'emplacement physique qu'on a présentement, c'est satisfaisant», souligne M. Paquet.

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