«On a perdu huit pieds de large de terrain»

Lisette Bourque... (Imacom, René Marquis)

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Lisette Bourque

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(SHERBROOKE) Des citoyens de l'arrondissement de Brompton sont impatients de voir la Ville de Sherbrooke adopter une politique de gestion des cours d'eau et de nettoyage des fossés. Irrités par des dommages causés à leurs terrains, quelques citoyens ont interpellé les élus lundi.

Lisette Bourque et François Côté habitent au coin de la route de Windsor et du chemin Soucy. Le développement réalisé dans leur secteur aurait modifié la puissance du cours d'eau qui s'écoule sur leur terrain. « Nous avons un sérieux problème. Le petit ruisseau qui descendait en zigzag, à débit normal, descend maintenant en ligne droite. Nous venons de perdre 125 pieds de haie de cèdres. Ça fait trois ans qu'on nous dit que des démarches se font. On a perdu huit pieds de large de terrain. On nous dit que nous n'avons pas le droit de toucher au cours d'eau. Doit-on attendre de perdre la maison aussi? » s'est inquiété M. Côté.

Yoland Lebrun, résidant du rang 5, rapporte que l'eau provenant des rangs 6 et 7 se déverse sur sa terre agricole et qu'on y trouve aussi du gravier et de la terre. « Ça fait des années que je demande que les fossés soient nettoyés. »

La conseillère Nicole Bergeron rapporte que plusieurs intervenants ont été impliqués dans ces dossiers qui peinent à se régler. « M. Lebrun a été un homme assez patient. Je crois que c'est le troisième ou le quatrième directeur d'arrondissement qui prend acte de ce dossier qui revient à la gestion des cours d'eau et au nettoyage des fossés. Ce sont des situations cauchemardesques et ça cause des torts irréparables à sa terre agricole. Il perd de l'argent et nous ne sommes pas capables de répondre clairement à ses questions. »

«Comme elles interpellent plusieurs de nos services, chacun répond partiellement aux citoyens, mais ce n'est pas suffisant pour régler le problème.»


Elle rapporte avoir déjà appelé en renfort ses collègues Christine Ouellet, présidente du comité de l'environnement, et Kathleen Gélinas.

« Il faut que le dossier de la gestion des eaux soit adressé pour que les citoyens aient des réponses et que des actions soient prises. On peut comprendre qu'avec les changements climatiques, il y aura de plus en plus de fortes pluies et ce sont ces gens-là qui sont impactés, mais ils ne peuvent rien faire », a commenté Mme Bergeron.

La conseillère précise que les difficultés sont nombreuses et qu'elles sont propres à chacun des citoyens concernés. « Comme elles interpellent plusieurs de nos services, chacun répond partiellement aux citoyens, mais ce n'est pas suffisant pour régler le problème. Certaines solutions relèvent de la voirie, d'autres de la gestion des eaux ou des services juridiques. Et il faut rédiger une politique de gestion des eaux qui n'existe pas encore. J'ai demandé à ce que tous les services concernés puissent s'asseoir ensemble, entendre et comprendre les mêmes choses pour trouver des solutions à court et moyen terme. »

Le directeur général adjoint René Allaire prend le dossier en main et a convoqué une rencontre la semaine prochaine pour établir un plan de match. « Je suis satisfaite de cette prise en charge. Nous devrions avoir plus d'information la semaine prochaine. Au besoin, nous pourrions consulter les autres MRC pour voir ce qu'elles font. »

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