La faculté de théologie ferme officiellement ses portes

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(SHERBROOKE) C'est maintenant officiel : l'Université de Sherbrooke a annoncé, mardi, la création d'un Centre universitaire sur l'étude du religieux contemporain (CUERC), l'instance qui succède la faculté de théologie et d'études religieuses (FATER).

L'UdeS passe ainsi de neuf à huit facultés.L'UdeS décrit la création du centre comme une « première au Québec ». Comme LaTribune l'écrivait en avril dernier, le centre se concentrera sur la formation de deuxième et de troisième cycles.

Toute la formation du premier cycle ne sera donc plus offerte.Dans une lettre qu'il signe à titre de professeur uniquement, le doyen de la FATER, Pierre Noël, indique que les actions concernant la fermeture de la faculté de théologie doivent être lancées au début de l'automne prochain.D'un point de vue technique, explique Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, avec la création du CUERC, tous les programmes de la FATER sont transférés au centre.  

La nomination d'un directeur ou d'une directrice du centre viendra  au cours des prochaines semaines. « M. Noël est encore doyen de la faculté, mais ça va se terminer bientôt. »Tous les étudiants du premier cycle pourront terminer leur programme, assure M. Webster, en parlant « d'obligation légale et morale ».

« C'est un engagement évident. Dans un cas, en théologie orthodoxe, l'Université Laval va offrir cette formation. »Avec sa formule interfacultaire et interdisciplinaire, le centre offre une approche très intéressante, croit M. Webster.L'Association étudiante de la faculté de théologie et d'études religieuses (AEFATER) est très déçue de la tournure des événements. L'association avait notamment plaidé auprès de la direction afin qu'elle conserve au moins quelques formations au premier cycle, en vain. « La consultation n'a servi à rien », commente la présidente de l'AEFATER, Rachel Genest.La faculté aurait-elle fermé ses portes n'eut été des compressions budgétaires? Probablement, croit M. Webster. « Malgré ce qui a été mis en place, la capacité d'attirer des étudiants est très faible », souligne-t-il. Selon lui, en 2013, les nouvelles inscriptions au premier cycle se chiffraient à 118 dans ce domaine (théologie, études religieuses) au Québec.

La FATER comptait « 148 étudiants actifs » à l'hiver 2015. Même si le contexte financier est une contrainte supplémentaire, l'UdeS explorait depuis longtemps différentes approches, indique M. Webster.Malgré la fermeture de la faculté, l'association continuera d'exister; son nom changera vraisemblablement. Rachel Genest se dit surprise de la façon dont la création du centre a été présentée, alors que derrière la bonne nouvelle s'en trouve une mauvaise.

Elle se dit toutefois consciente que la faculté aurait pu être complètement fermée sans qu'un centre ne voie le jour.

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