Le torchon brûle entre Sévigny et Montpellier

La deuxième édition de Sherbrooke t'en bouche un... (Imacom, Maxime Picard)

Agrandir

La deuxième édition de Sherbrooke t'en bouche un coin a eu lieu la fin de semaine dernière.

Imacom, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny ne digère pas que son acolyte Philippe Saurel, de Montpellier en France, soit revenu sur son engagement d'assumer le prix des billets d'avion pour les cinq chefs français qui devaient participer à l'événement Sherbrooke t'en bouche un coin.

Bernard Sévigny... (Archives La Tribune, Maxime Picard) - image 1.0

Agrandir

Bernard Sévigny

Archives La Tribune, Maxime Picard

En conséquence, M. Sévigny a choisi de suspendre jusqu'à nouvel ordre les échanges avec sa ville jumelle.

« Je suis déçu de cette façon de faire les choses qui n'est pas la mienne. Le détonateur, c'est Sherbrooke t'en bouche un coin. L'événement est bâti autour d'un concours de chefs provenant de Montpellier. L'engagement était de défrayer le voyage pour les cinq chefs, soit 6000 $. En échange, nous avions acheté pour 6000 $ de vin de Languedoc-Roussillon pour l'événement. Le maire de Montpellier nous avait confirmé par courriel en décembre qu'il n'y avait pas de problème. Il nous a informés à la mi-avril qu'il se retirait du projet, qu'il n'avait plus d'argent pour ça », explique Bernard Sévigny.

À la mi-avril, la publicité avait toutefois été acheminée un peu partout en province. « J'allais à Montpellier la première semaine de mai pour un voyage sur le thème des villes intelligentes. Nous avons été accueillis par l'adjointe du maire et quelques élus qui s'occupent des relations internationales. Ceux-là avaient été nommés trois jours avant. Ils ne connaissaient pas le dossier. Le maire Saurel ne s'est pas pointé. Il nous a confirmé ses intentions dans une lettre à notre retour. Devant une attitude comme celle-là, je lui ai envoyé une lettre un peu vinaigrée », ajoute le maire Sévigny.

«Nous avions déjà sollicité les organismes culturels pour organiser des activités mais nous ne pouvions pas engager des sommes dans ces circonstances.»


Il ajoute même que cette attitude est inacceptable. « L'organisation a assumé les coûts, mais c'est une question de principe. »

Selon M. Sévigny, Philippe Saurel aurait l'intention de se concentrer davantage sur ses partenariats avec les autres villes européennes.

Dans la même foulée, le projet Francoville 2016, qui consiste en une année de festivités culturelles dans une ville française et une ville québécoise, a été annulé. Sherbrooke et Montpellier avaient été sélectionnés. « Nous avions déjà sollicité les organismes culturels pour organiser des activités mais nous ne pouvions pas engager des sommes dans ces circonstances. J'ai décrété un moratoire sur tout domaine de coopération pour nous donner le temps de réfléchir à de nouvelles bases pour relancer le partenariat. »

Bernard Sévigny rapporte qu'une délégation française qui devait assister au Sommet des sciences de la vie à Sherbrooke aurait annulé sa participation en guide de représailles. « Si c'est comme ça qu'on traite les villes jumelles, je ne veux pas jouer ce jeu-là plus longtemps. Nous ferons une approche cet automne et si le maire ne veut rien savoir, nous mettrons fin au jumelage. »

Pour M. Sévigny, cet incident ne remet pas en question la pertinence d'un jumelage avec une ville européenne. « Ça nous prend une fenêtre internationale et il est pertinent de cultiver des liens avec une ville européenne, surtout à l'ère des technologies. Si nous avons des sous à mettre pour une mission en Europe, nous le referons. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer