Les Sherbrookois curieux à table

Les chefs rencontrés à Sherbrooke t'en bouche un... (IMACOM, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Les chefs rencontrés à Sherbrooke t'en bouche un coin disent avoir remarqué que le public sherbrookois était de plus en plus curieux. Sur la photo, le porte-parole de l'événement, Jean Soulard, et l'animateur Nathaniel Allaire Sévigny.

IMACOM, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Sherbrooke) « C'est une ville avec des gens qui sont prêts à découvrir, et qui sont assez ouverts d'esprit. C'est le fun comme chef, on peut expérimenter comme on veut. »

Jason Kacprzak, du Bistro Kapzak, n'est pas le seul à penser ainsi. À en croire les chefs rencontrés à Sherbrooke t'en bouche un coin, le public d'ici est de plus en plus curieux et informé en termes de gastronomie.

L'énorme cuisse de porc qui trônait sur le kiosque polonais, prête à être servie accompagnée de sauce abricot et moutarde, ne manquait d'ailleurs pas d'attirer l'attention. « On reçoit des cochons entiers que l'on défait nous-mêmes. Je voulais que les gens voient que la viande n'arrivait pas au restaurant déjà prête », souligne-t-il.

Juste à côté se trouvait le kiosque du O Chevreuil, où le chef Charles-Emmanuel Pariseau servait des huîtres. Il confirme que le public sherbrookois est prêt à essayer de nouvelles choses. « Pour beaucoup, c'était la première fois qu'ils essayaient des huîtres », donne-t-il en exemple.

Installé à Sherbrooke depuis tout juste un an, Charles-Emmanuel Pariseau ne regrette pas d'avoir quitté la métropole pour installer son Chevreuil sur Wellington Nord. « Je n'ai pas quitté Montréal pour rien. J'avais besoin d'être ici, de la grandeur, d'avoir de l'espace et de pouvoir échanger avec les gens », dit le chef.

Dans la cuisine des Sherbrookois

Vincent Le Dorze et Alexandre Latendresse sont bien placés pour connaître les goûts des Sherbrookois; ils se rendent directement dans leurs cuisines. Les deux amis ont mis en service leur entreprise de chef à domicile, Deux Caribous à la maison, il y a un peu moins d'un an.

Leurs clients peuvent leur indiquer exactement ce qu'ils désirent manger, ou encore choisir dans un menu prédéterminé. Mais bien souvent, ils choisissent tout simplement de leur laisser carte blanche. « Les gens ont une confiance absolue en les chefs. Pour avoir aussi travaillé à Montréal comme chef à domicile, à Sherbrooke, les gens sont beaucoup plus intimes et chaleureux », relate Vincent Le Dorze.

Et au-delà de cette confiance, le terme « curieux » revient encore : « Ils vont souvent venir en cuisine avec nous et poser des questions. On adore ça! »

Saine compétition

Le boom gastronomique qu'a connu Sherbrooke dans les dernières années est appréciable. Qu'en pensent les vétérans qui connaissent le marché d'ici depuis belle lurette, comme Annie Genesse, du Da Toni?

« Il y a eu une évolution fulgurante dans les dernières années. Les gens apprécient de plus en plus la bonne bouffe et le vin, ils deviennent connaisseurs. Sherbrooke est une ville très épicurienne. Les gens posent énormément de questions sur les produits », remarque-t-elle.

La multiplication des bonnes tables ne fait pas peur au restaurant sis au coin des rues King et Belvédère depuis 46 ans. « C'est sain, la compétition. La multiplication des restaurants rend le milieu encore plus compétitif, ça nous porte à nous discipliner. On ne peut pas se complaire dans de vieilles habitudes, il faut constamment se renouveler. Et c'est une bonne chose de toute façon que Sherbrooke se démarque », résume Annie Genesse.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer