Le patient sous la loupe des chercheurs

Dr Francois Lamontagne... (Imacom, Jessica Garneau)

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Dr Francois Lamontagne

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le Centre de recherche du CHUS et la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke ont annoncé hier la création de la Chaire de recherche axée sur le patient et les soins hospitaliers aigus qui pourra ultimement générer des économies dans le réseau de la santé.

«Les coûts associés aux soins aigus sont très élevés. Mettre de l'avant des initiatives pour favoriser l'utilisation judicieuse de nos ressources m'apparaît un choix incontournable. Nous pourrions résumer l'enjeu à ceci : le bon soin, au bon patient, au bon moment. Ce sont d'abord les patients et leurs familles qui bénéficieront des travaux de recherche menés par le Dr Lamontagne», a précisé d'emblée le professeur Pierre Cossette, doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke.

À travers son expérience d'interniste et d'intensiviste à l'installation CHUS du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie-Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), le Dr François Lamontagne, titulaire de cette nouvelle chaire de recherche, a pu constater que les patients et leurs proches ont des préoccupations très terre à terre quand ils traversent un épisode de soins aigus, soit des soins prodigués dans des situations d'urgence.

Il donne en exemple l'environnement aux soins intensifs qui laisse bien peu d'espace aux proches qui souhaitent accompagner le patient, la qualité de vie du survivant à un accident de la route, ou encore le continuum de prise en charge du patient, des soins préhospitaliers jusqu'à la réadaptation.

«Ce ne sont pas des questions de recherche qui vont générer des brevets et qui vont faire vendre des parts à la Bourse, prévient le Dr Lamontagne, mais c'est ça que les patients et leurs proches ressentent et c'est par ça qu'ils sont préoccupés quand ils traversent des moments difficiles chez nous. C'est ça la recherche axée sur le patient. Ce qui ne veut pas dire que nos travaux ne peuvent pas porter non plus sur de nouveaux médicaments puisqu'on est capables de développer de nouveaux outils ou de nouveaux traitements.»

Le professeur-chercheur à la faculté de médecine et au Centre de recherche du CHUS assure que la loupe des chercheurs sera aussi tournée vers les pratiques en place. «C'est important qu'on questionne ce qu'on fait depuis longtemps, précise François Lamontagne, parce qu'il arrive qu'on s'aperçoive qu'on a besoin de délaisser des traitements qui sont moins efficaces, moins sécuritaires ou trop coûteux pour les bénéfices qu'on en retire.»

La Chaire de recherche axée sur le patient et les soins hospitaliers aigus a un fonds de départ de 1,1 million$, constitué grâce à la Fondation du CHUS, la Fondation de l'Université de Sherbrooke et, à hauteur de 400 000 $, des dons de proches collaborateurs des départements de médecine et de médecine interne notamment, a-t-on souligné.

Le programme permettra la formation d'une relève de qualité en recherche clinique axée sur le patient et agira comme levier pour créer un pôle d'experts dans ce domaine, s'est réjoui le directeur scientifique du CRCHUS, Dr W illiam Fraser.

Enfin, le directeur général adjoint des programmes de santé physique généraux et spécialisés du CIUSSS de l'Estrie-CHUS est venu souligner l'importance de cette nouvelle chaire de recherche dans le contexte de la fusion des 14 établissements de santé de la région.

«Des soins aigus, il n'y a pas seulement au CHUS qu'on en fait actuellement dans le CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Il y en a également dans d'autres centres hospitaliers dont ceux de Granby et Cowansville, a dit Stéphane Tremblay. Et ces équipes-là ont aussi besoin d'obtenir de nouvelles informations sur leurs pratiques et de les mettre à niveau. Le terrain de jeu est nettement plus grand qu'avant et avec nettement plus de possibilités.»

Une erreur de mise en page a fait en sorte que la dernière ligne de la chronique de Luc Larochelle au sujet de Bertrand Gosselin a malencontreusement disparu. Voici donc comment se terminait la chronique intitulée La sagesse du soir. L'athlète ayant pris part à deux camps d'entraînement des Alouettes de Montréal testera sa condition physique à la balle au mur avant de lancer d'autres défis sur un court de tennis. Le musicien au souffle plus court ayant été membre de plusieurs bands poussera sûrement la note un peu moins haute. Mais, pas plus qu'à la plume, Bertrand n'a renoncé ni à la raquette ni à la trompette.

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