Un autre pas dans la réforme de la gouvernance

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Chantal L'Espérance et Bernard Sévigny

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(SHERBROOKE) Avant la commission parlementaire de mercredi, la Ville de Sherbrooke avait officiellement franchi un autre pas important de la réforme de la gouvernance, la semaine dernière, en rapatriant les compétences pour la gestion des parcs, de la culture, des loisirs, de la vie communautaire et des services de proximité. Les élus avaient entériné le contrat de performance pour la gestion de ces activités. Depuis le 1er juin, 14 postes sont abolis, ce qui génèrera des économies de 1,3 M$.

«Dans la constitution de la nouvelle ville, il y avait des compétences d'arrondissement et des compétences de ville. Si on prend les parcs et les loisirs, ce sont des compétences d'arrondissement, un peu comme l'était la voirie locale. On avait décidé que la ville centre exercerait les compétences de l'arrondissement en matière de voirie. Pour nous assurer que les élus aient leur mot à dire dans la qualité des services, nous avons créé un contrat de performance. Ça fonctionne depuis une douzaine d'années», explique le maire Bernard Sévigny.

«Pour les loisirs et la gestion des parcs, ces compétences seront dorénavant exercées par la Ville de Sherbrooke et il y a un contrat de performance qui veut dire que la division des parcs rencontrera les élus de façon régulière pour leur demander s'ils sont satisfaits des services et s'il y a des choses à changer pour améliorer la qualité des services aux citoyens. Il y aura un bilan qui sera déposé aux élus d'arrondissement et eux auront à faire des propositions d'amélioration et formuler des ajustements de la prestation de services. Pour le citoyen, dans la vraie vie, ça ne changera pas grand-chose. Le service sera rendu et la qualité sera supervisée par le conseil d'arrondissement. Sur le terrain, au contraire, on devrait améliorer la qualité des services en optimisant les ressources», ajoute-t-il.

Un geste historique

Chantal L'Espérance a qualifié le geste d'historique. «Je suis contente qu'on conserve les responsabilités dévolues aux arrondissements en matière de culture et de loisirs. Le rapport que les conseillers indépendants avaient déposé a fait évoluer notre décision d'aller vers ça plutôt que de faire changer le décret de façon irréversible et je remercie mes collègues de cette ouverture. Il n'y a pas de changements sans impacts. J'ai confiance qu'il devra y avoir des ajustements et que ces ajustements se feront à la demande des citoyens qui seront impactés. J'ai toujours dit que les bénévoles ne doivent pas faire les frais de cette réforme parce que la mobilisation des bénévoles est importante et nous permet parfois de diminuer nos coûts de fonctionnement. Je demeurerai un chien de garde pour m'assurer que nous offrons les meilleurs services aux citoyens.»

Sa collègue Nicole Bergeron abondait dans le même sens. «Pour prendre la pleine mesure de ce que nous faisons ce soir, je le vois comme une délégation de l'autorité parentale. Nous continuerons d'être parents, on va surveiller nos enfants. Je vais persévérer et être tenace non seulement pour m'assurer que nos citoyens soient écoutés, mais qu'ils soient entendus. Sinon les élus auront le pouvoir de revenir sur cette décision importante et lourde de conséquences.»

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