Aux élections, la Ville aura 4 arrondissements et 14 conseillers

Aux prochaines élections municipales, la Ville de Sherbrooke comptera quatre... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

Agrandir

Archives La Tribune, Julien Chamberland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(QUÉBEC) Aux prochaines élections municipales, la Ville de Sherbrooke comptera quatre arrondissements et 14 conseillers. La commission parlementaire de l'occupation du territoire recommandera que le projet de loi privé sur la gouvernance à Sherbrooke soit adopté. En principe, le vote pourrait se tenir vendredi.

Les opposants à la gouvernance ont joué leur va-tout, hier à l'Assemblée nationale, et ont vu la plupart de leurs arguments démontés par le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire Pierre Moreau. Parmi les 13 intervenants inscrits se trouvaient les conseillers Chantal L'Espérance, Nicole Bergeron, Benoît Dionne et Claude Charron.

« Ceux qui croyaient que tout était joué d'avance auront été confondus. Sherbrooke a fait preuve de courage et d'avant-gardisme. J'ai été frappé par la cohésion et l'aspect solidaire des gens de Brompton », a commenté M. Moreau à la fin de la commission.

Le député de Sherbrooke Luc Fortin était lui aussi heureux, mentionnant que les citoyens de Brompton n'avaient pas tout perdu puisqu'ils bénéficieront d'une mesure d'exception.

Même si M. Fortin avait affirmé d'entrée de jeu que le débat porterait sur l'aspect légal du projet de loi, la plupart des intervenants se sont fait reprocher de vouloir reprendre le débat de fond.

Parmi les citoyens, Pierre Meese a mentionné que la population de Brompton s'était opposée de toutes les façons possibles à l'abolition de leur arrondissement, citant une pétition et des manifestations.

Raymond Gaudreault est convaincu que les conseillers d'arrondissement seront remplacés par des fonctionnaires mieux payés. Évelyne Beaudin a décrié que les citoyens aient été bousculés par des consultations hâtives. « C'est la dictature de la majorité », a-t-elle lancé.

« Noyer Brompton présente un fort risque de marginalisation des secteurs agricoles », a soulevé la citoyenne Lucie Caron.

Chez les élus, Nicole Bergeron a fait valoir que la protection réservée à Brompton dans le projet de la gouvernance justifie de lui laisser son statut d'arrondissement. Chantal L'Espérance a ajouté qu'elle avait donné sa parole, en 2004, que les différences de chaque arrondissement seraient respectées. « J'appelle ça de la trahison. Le dossier des fusions aura été la plus belle arnaque pour les villes fusionnées. »

En réponse, le ministre Pierre Moreau a martelé que le conseil municipal sherbrookois avait adopté avec une large majorité, soit à 17 contre 3, le projet de gouvernance et qu'il souhaitait respecter l'autonomie municipale. « Les 17 conseillers ont une connaissance beaucoup plus pointue du tissu social que les députés ici, alors il est difficile de se substituer à eux. Notre travail ne consiste pas à refaire le débat politique. Je pense que la Ville a fait un gros travail de consultation, mais il est possible que le résultat ne soit pas celui que tous escomptiez. »

Il a précisé que la réforme devait être adoptée avant le 31 décembre 2015 pour permettre de créer une structure en prévision des élections de 2017.

Le projet de réforme de la gouvernance vise des économies de 2 M$ annuellement, dont 650 000 $ en lien avec la réduction du nombre d'élus et d'arrondissements. Il implique aussi qu'un membre de moins siègera au comité exécutif de la Ville.

À noter que le député de Saint-François Guy Hardy n'était pas présent. Il se trouvait dans sa circonscription en raison des inondations survenues dans la nuit.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer