Près de 550 000$ de plus que prévu pour les rues cet hiver

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(SHERBROOKE) L'entretien hivernal a entraîné des dépassements de coûts qui s'élèvent à 545 000 $ à la Ville de Sherbrooke l'hiver dernier. Les froides températures et les chutes de neige abondantes ont forcé le Service de l'entretien et de la voirie à utiliser davantage de sel et de pierres abrasives.

«L'hiver a été très froid. Il y a eu des impacts pour l'utilisation de sel et d'abrasifs pour sécuriser le réseau. Ce sont 18 000 tonnes de sel et 22 000 tonnes de pierres que nous avons dû utiliser. Il n'y a pas eu de grandes tempêtes, mais plusieurs journées avec des précipitations de cinq centimètres ou plus. Nos équipes sont donc sorties une vingtaine de fois de plus que la moyenne des cinq dernières années», explique Guylaine Boutin, directrice du Service de l'entretien et de la voirie.

En réalité, Sherbrooke a connu 44 nuits où le mercure a descendu sous les moins 20 degrés Celsius. Ce sont deux fois plus de nuits que la moyenne des cinq dernières années. On comptait aussi 99 jours sous zéro, dont 43 jours consécutifs. Février 2015 a connu une température moyenne record de -17 degrés.

En termes de précipitations, ce sont 271 cm qui sont tombés sur Sherbrooke, comparativement à la moyenne de 225 des cinq dernières années. Les premiers flocons sont apparus le 7 novembre alors que les dernières précipitations sont tombées sous forme de neige le 25 avril.

Comme lors des dernières années, une vingtaine de kilomètres de trottoir n'ont pas été entretenus pendant l'hiver. «Pour nous, ce n'est plus un projet-pilote. Ça fait partie des habitudes», mentionne Mme Boutin.

La nouvelle habitude de dégager les bords de rue devant les abribus dans les 24 heures suivant une opération de grattage a connu du succès et se poursuivra pour au moins deux autres années.

Par ailleurs, certaines souffleuses devront être changées cette année. «Nous avons la possibilité d'avoir des chutes plus précises en termes de soufflage, ce qui nous permettra de projeter de la pierre un peu moins loin que ce que les citoyens ont vécu cette année. Les appels d'offres sont en cours.»

La performance de l'hiver qui vient de passer demeure néanmoins plus rentable que celle de l'année précédente. «En 2013-2014, les dépassements de coûts étaient de 2,5 M$. Ce qui est rassurant, c'est que nous respectons le budget en fonction de la moyenne des cinq dernières années. Le budget pour l'hiver 2014-2015 était de l'ordre de 9,2 M$.»

jonathan.custeau@latribune.qc.ca

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