Une clientèle en évolution

Surplombant le secteur King-Jacques-Cartier à Sherbrooke, le complexe... (IMACOM, Maxime Picard)

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IMACOM, Maxime Picard

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Surplombant le secteur King-Jacques-Cartier à Sherbrooke, le complexe résidentiel pour retraités Vü va ouvrir ses portes en juillet avec un taux d'occupation de plus de 50 % de ses 320 unités.

L'âge moyen des locataires tournera autour de 75 ans et le président-fondateur du Groupe Maurice croit possible d'abaisser cet âge d'entrée moyen à 74,5 ans, une tendance qu'il observe dans ses nouvelles résidences de «troisième génération».

«Ce sont des produits plus épicuriens, plus finis, plus modernes, avec une meilleure fenestration, conçus pour attirer une clientèle plus jeune. [...]On essaie d'attirer les aînés de demain et pas ceux d'hier», fait valoir Luc Maurice.

Ancien pilote en chef d'une escadrille au sein des Forces armées canadiennes, aide de camp de la gouverneure générale Jeanne Sauvé et auteur d'une thèse portant sur «l'optimisation du design pour résidences de retraités», Luc Maurice a fondé Le Groupe Maurice en 1998. Il compte actuellement 18 résidences et 6 nouveaux projets au Québec, dont le Vü constitue une première incursion en Estrie.

«J'ai appris à aimer Sherbrooke il y a 20 ans quand j'y suis venu pour faire du vélo et la dernière fois que j'y suis allé, il y avait une compétition de ski nautique sur le lac des Nations, relate-t-il. C'est là que je me suis dit que si je vivais à Sherbrooke, je voudrais être au coeur de cette effervescence, avec beaucoup de services et près de tout.»

Depuis 17 ans dans le créneau des résidences pour personnes âgées, M. Maurice a vu évoluer sa clientèle. «Un élément qui diffère beaucoup du passé, dira-t-il, c'est que les baby-boomers ont moins d'enfants. Ils sont en bonne forme mais ils ont besoin de socialiser. On a tous besoin d'avoir autour de soi des gens avec qui nous partageons des atomes crochus. Moi j'essaie de faire en sorte que les gens restent connectés et socialisent. Si je peux aider une portion des gens à rester accrochés à la vie, j'aurai fait mon travail.»

Celui qui préside également le conseil d'administration du Regroupement québécois des résidences pour aînés considère que l'industrie répond bien aux demandes des aînés, à preuve le taux d'attraction de 18,6 % au Québec, alors qu'il était à 15,5 % il y a une douzaine d'années. «Et je prétends que dans un autre douze ans, ça va être autour de 20 %, ce qui serait énorme!»

«Le Québec est condamné à bâtir 6000 logements pour aînés année après année pour répondre à la demande, conclut M. Maurice. Ce n'est pas vrai que quelqu'un a la réponse pour tout le monde. Il y a autant d'intérêt et de diversité chez les 75 ans et plus que chez les 45 ans.»

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