Orford Express: les élus dissidents expriment leur satisfaction

Hélène Dauphinais, Jean-François Rouleau et Pierre Tardif... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Hélène Dauphinais, Jean-François Rouleau et Pierre Tardif

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(SHERBROOKE) Hélène Dauphinais, Jean-François Rouleau et Pierre Tardif s'étaient prononcés contre le projet d'acquisition de l'Orford Express. Ils sont soulagés que la Ville n'ait pas à investir dans cet attrait touristique.

Sur son blogue, la conseillère Hélène Dauphinais détaille les raisons de son soulagement. « M. L'Espérance et son équipe possèdent l'expertise et l'expérience nécessaires pour opérer un train touristique et s'assurer de sa rentabilité. Il est donc rassurant de savoir qu'ils seront toujours à la barre des opérations en 2016. Cela évitera à la Ville de s'aventurer en terrain inconnu, dans un domaine très spécialisé et complexe.

« Nous n'aurons pas, à titre d'élus, à prendre de décision engageant l'ensemble des contribuables québécois. L'émission d'un reçu de charité pour le don du train amenait une perte de revenus importante pour l'État québécois, par rapport à la vente du train sur le marché. J'avais un malaise éthique par rapport à cette question, d'autant plus que la transaction était réalisée en deux temps pour permettre une plus grande utilisation des crédits d'impôt », ajoute-t-elle.

En attendant de connaître les sommes dépensées pour mener les études et analyses portant sur le train, Mme Dauphinais y va de ses suggestions pour investir le million de dollars qui auraient été réservés aux travaux dans le wagon incendié. Elle recommande que ce montant serve à reconstruire des rues et suggère les rues du Baron, Lindberg et du Cessna dans son district. « Nos experts à la Ville disent que la plupart des rues de ce secteur ont déjà dépassé leur durée de vie utile. Certains citoyens rapportent même que l'état de leur rue nuit à la vente de leur maison. »

Elle mentionne que tous les citoyens qu'elle rencontrait se montraient peu favorables à l'acquisition du train.

Hélène Dauphinais s'interroge par ailleurs à savoir si les membres du conseil, informés en mars de la proposition de M. L'Espérance, ont été mis dans le coup après le conseil d'administration de la Société de transport de Sherbrooke. Une résolution adoptée à la STS en janvier prévoyait déjà de s'adresser à l'Agence du revenu du Canada pour pouvoir délivrer des reçus de charité. « On attend pas mal tard avant de nous mettre au courant et nous sommes souvent placés devant le fait accompli. »

Le président de la STS Bruno Vachon assure que son C.A. ne savait rien. « Nous avons amené le dossier de façon très large, en janvier. Il n'a jamais été question du train. »

Jean-François Rouleau se réjouissait quant à lui que l'Orford Express demeure de propriété privée. « Quand on nous a annoncé l'an dernier que les départs se feraient de Magog, personne n'était intervenu. Je ne vois pas ce qui a changé. Il n'y a pas mieux que M. L'Espérance pour gérer le train. Je demande à Bernard Sévigny de travailler immédiatement pour qu'il y ait plusieurs départs de Sherbrooke. »

M. Rouleau souhaite que les sommes économisées soient investies dans les rues et pour encourager les événements touristiques existants comme la Fête du lac des Nations et le Festival des traditions du monde. « Je suis très fier du courage politique de M. Tardif et de Mme Dauphinais. Ce n'était pas de notre mandat de gérer un train. »

Pierre Tardif abonde dans le même sens. « Je crois que c'est une bonne décision. Je ne crois pas qu'on perde une offre de service pour les touristes. Les longs délais prouvent que le dossier était complexe. »

M. Tardif investirait lui aussi davantage dans les routes. « Pour moi, le dossier est clos. »

jonathan.custeau@latribune.qc.ca

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