Le permis de construction est échu à l'Hôtel Gouverneur

Des ouvriers travaillaient sur le chantier de l'Hôtel Gouverneur de la rue King... (Imacom, Frédéric Côté)

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(SHERBROOKE) Des ouvriers travaillaient sur le chantier de l'Hôtel Gouverneur de la rue King Ouest, mercredi, même si le permis de construction était expiré depuis minuit. Le propriétaire n'avait pas encore demandé de renouvellement à la Ville de Sherbrooke.

Aux communications de la Ville, on confirme qu'une première demande de permis pour l'agrandissement et le réaménagement de l'Hôtel Gouverneur a été déposée en 2011. Le permis a été délivré en 2012 et renouvelé en 2014. Le dernier permis était valide pour un an, avec une possibilité de renouvellement. La Ville a donc envoyé des inspecteurs sur le chantier, hier, pour documenter les activités. Elle évalue actuellement les recours possibles et les mesures qui peuvent être prises contre l'entrepreneur.

Le règlement 312, qui régit les demandes de permis, ne prévoirait aucune sanction quand les travaux ne sont pas terminés dans les délais prescrits.

Le conseiller du district de Montcalm, Marc Denault, rappelle être intervenu sur le sujet au conseil municipal en mars dernier. «Le dossier avait été présenté au comité exécutif. On suggérait que les frais soient plus élevés pour un deuxième permis de manière à mettre une pression supplémentaire sur les entrepreneurs qui prennent trop de temps. C'est là qu'il faut aller chercher de la pogne.»

Rappelons que le projet de la chaîne hôtelière Gouverneur est en branle depuis plus de trois ans. La valeur des travaux est estimée à 3,5 M$. L'ouverture, maintes fois repoussée, serait maintenant prévue en 2016.

«Il faut frapper aussi quand quelqu'un démolit un immeuble. Ça ne doit pas être seulement pour réduire la valeur taxable. Il faudrait proposer un projet en même temps. Il faut se pencher sur ces situations pour éviter des problèmes qui auraient des impacts encore plus négatifs», ajoute M. Denault.

Il suggère que pour le renouvellement du permis, on exige de terminer les aménagements extérieurs le plus rapidement possible.

À Destination Sherbrooke, la coordonnatrice aux communications Amélie Boissonneau explique que les retards de construction du Gouverneur ne nuisent pas au tourisme à Sherbrooke. Elle admet néanmoins que l'hôtel constituerait un outil de développement intéressant s'il était ouvert. «C'est un peu comme l'aéroport. Si on avait le Gouverneur, on pourrait tenter d'aller chercher des événements de plus grande envergure encore. Tant qu'il ne sera pas ouvert, nous ne pourrons pas le proposer lors de notre démarchage auprès de clients potentiels.»

Mme Boissonneau explique que Destination Sherbrooke reçoit des soumissions de débordement de la part du Gouverneur. «Ça signifie qu'ils soumissionnent pour offrir des chambres dans l'éventualité où ils seraient ouverts au moment de l'événement. Il est bien stipulé dans le contrat qu'il n'y a aucune garantie.»

Il n'a pas été possible de s'entretenir avec le propriétaire, Jacques Goupil, qui n'a pas rappelé La Tribune mercredi.

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