L'Orford Express n'est plus à donner

La Ville de Sherbrooke ne deviendra pas propriétaire de l'Orford Express.... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke ne deviendra pas propriétaire de l'Orford Express. L'homme d'affaires André L'Espérance et ses acolytes ont décidé de garder le train touristique, notamment en raison de la lenteur des négociations avec la Ville de Sherbrooke, et de relancer les activités en 2016.

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André L'Espérance 

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«Ce sont vraiment les délais qui ont joué, explique Annie Brunelle, porte-parole d'Escapades Memphrémagog. Nous demandions une réponse pour le mois de mai. En réalité, l'idéal aurait été d'avoir une décision en janvier ou février. La Ville a demandé de repousser le délai jusqu'à l'automne pour terminer ses analyses. Si nous avions attendu ce moment-là pour obtenir une réponse, nous aurions hypothéqué la saison 2016.»

Rappelons que M. L'Espérance avait offert l'Orford Express à la Ville de Sherbrooke en échange d'un reçu de charité. La Ville aurait dû investir environ 1 M$ pour terminer les travaux de réfection du train liés à l'incendie survenu en 2014 dans un de ses wagons. C'est la Société de transport de Sherbrooke qui en aurait assuré la gestion.

Annie Brunelle mentionne qu'une date butoir était nécessaire pour permettre la vente des forfaits de groupe pour la saison touristique 2016. Dès le 15 juin, les billets seront d'ailleurs en vente sur le site internet de l'Orford Express. «Dès demain (aujourd'hui), nous approchons les groupes pour les réservations de l'an prochain. Si on les appelle en septembre, ils auront déjà réservé ailleurs et ce sont les groupes qui nous permettent de remplir le train les jours de semaine. C'est pour eux que nous devions prendre une décision rapidement.»

«Nous avons monté un plan triennal pour rassurer les gens. Il faudra regagner leur confiance. Nous avons l'intention de rester ici.»


Mme Brunelle ajoute que des clients qui détenaient des billets pour la saison 2014 n'ont toujours pas été remboursés à la suite des annulations liées à l'incendie. «Nous ne pouvions pas reporter la reprise des activités d'une autre année.»

La porte-parole d'Escapades Memphrémagog confie que les négociations avec Sherbrooke étaient faciles, agréables, et se déroulaient de bonne foi. «Quand ils nous expliquaient pourquoi ils voulaient un délai, c'était rempli de sens.»

Une pente abrute

La pente sera toutefois importante à remonter après deux années d'inactivité et la relance ne se fera pas qu'à moitié. «Nous avons monté un plan triennal pour rassurer les gens. Il faudra regagner leur confiance. Nous avons l'intention de rester ici. Après l'année 2013 difficile, à cause des bris sur la voie ferrée, et deux ans sans activités, nous voudrons solidifier nos acquis en 2016 pour rebâtir ce que nous avions en 2012-2013. En 2017 et 2018, nous achèterons une nouvelle voiture et nous offrirons des nouveautés.»

Pour 2016, plus de 200 départs, la majorité à partir de Magog, sont prévus entre mai et décembre. Il n'est pas impossible que l'Orford Express s'aventure éventuellement à Bromont, Lac-Mégantic, Richmond, Coaticook, et peut-être même Montréal. L'option Niagara Falls, évoquée dans le passé, ne fait pas partie des plans à court terme.

Est-il possible que les propriétaires tentent de se départir du train à nouveau à la fin de la mise en oeuvre du plan triennal? «On garantit trois ans. Même si nous avions une offre intéressante dans les trois prochaines années, nous ne l'accepterions pas. Ensuite, nous verrons comment les choses se dessinent.»

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