Au premier rang pour la gestion des matières résiduelles

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(SHERBROOKE) Sherbrooke figure toujours au premier rang des grandes villes pour sa capacité à détourner les matières résiduelles des centres d'enfouissement. C'est le constat tiré lundi au conseil municipal à la suite du dépôt du bilan 2014 de la gestion des matières résiduelles.

Selon le directeur par intérim du Service des infrastructures urbaines et de l'environnement à la Ville de Sherbrooke Jocelyn Grenier, cette performance est bonne.

« Ce que nous avons identifié, c'est que le bilan traite surtout de la performance résidentielle. Nous générons environ 400 kg de matières résiduelles par habitant annuellement. De ce nombre, nous sommes capables d'en revaloriser plus de la moitié, soit 54 %, soit grâce au bac vert ou au bac brun. Ce sont des matières qui sont détournées de l'enfouissement, ce qui donne un résultat à l'enfouissement de 186 kg par habitant annuellement. Quand on se compare avec les grandes villes du Québec, on constate que nous sommes les premiers en termes de quantités détournées de l'enfouissement. »

«On composte plus, on revalorise plus les matières recyclables.»


Selon les statistiques inscrites au sommaire décisionnel, la moyenne des matières résiduelles générées par citoyen a même chuté de huit kilogrammes dans la dernière année. « On composte plus, on revalorise plus les matières recyclables. En termes d'efficacité, nous avons de meilleurs résultats avec le bac vert qu'avec le bac brun. Le bac brun continue à progresser et à atteindre des objectifs intéressants. Le prochain plan de gestion des matières résiduelles nous amènera à faire encore des gains en ce sens là. »

Le tonnage total des matières recyclables total a diminué de 343 tonnes alors que celui des matières organiques a grimpé de 42 tonnes. La diminution du tonnage des matières recyclables suit une tendance régionale qui, selon le sommaire décisionnel, pourrait être liée à une diminution de la consommation.

« Ce qu'on doit peut-être retenir c'est que l'utilisation du bac vert semble stagner. Les gens se le sont approprié, mais on voit difficilement de nouveaux gains. On peut penser qu'on revalorise environ 75 % du potentiel revalorisable du bac vert, contre 55 % du bac brun. Si on est en mesure de faire valoir de nouveaux produits, peut-être arriverons-nous à de meilleurs résultats. Ce serait toutefois utopique de penser que 100 % des efforts peuvent être faits à la source », explique Jocelyn Grenier.

Projet-pilote de compostage au centre-ville

Les restaurateurs et les commerçants du centre-ville sont invités à participer à un projet-pilote de compostage qui s'étalera jusqu'au 26 novembre. Ils sont invités à déposer les matières putrescibles qu'ils génèrent dans des bacs bruns qui seront vidés deux fois par semaine.

La présidente du comité de l'environnement, Christine Ouellet, explique que le projet vise notamment à réduire les odeurs générées par les bacs actuels situés près du stationnement de la Grenouillère.

« Les commerçants de la rue Wellington Nord, de Frontenac jusqu'à Weber, sont invités à participer. Il y a beaucoup de restaurateurs. Derrière la Brûlerie de café, près du stationnement de la Grenouillère, il y a de gros conteneurs qui sont installés. C'est un endroit qui constitue un peu la carte de bienvenue quand on reçoit des touristes qui se stationnent au centre-ville. Ce n'est pas beau. Il y a souvent des déchets qui traînent et des odeurs », commence-t-elle.

« Pour remédier à ce problème, nous procédons à un projet-pilote qui permettra de gérer les matières putrescibles, surtout que les restaurants produisent forcément de la nourriture. Pour limiter et réduire les déchets, et surtout les odeurs, nous tentons quelque chose. Si ça fonctionne bien, j'imagine que nous serons en mesure de le reproduire ailleurs sur le territoire. C'est du moins ce que je souhaiterais. Si c'est concluant, nous pourrions l'essayer ailleurs. Mais la question qui se posera avec le plan de gestion des matières résiduelles, c'est de savoir si on municipalise la gestion des matières organiques pour les institutions et les commerces, si on garde le statu quo ou si on les oblige à faire leur propre gestion. »

Le compost pour les résidences uniquement

Mme Ouellet explique que la collecte du compost par la municipalité n'est pour le moment offerte qu'aux bâtiments résidentiels.

« C'est une problématique dans les commerces. Tout ce qui est commercial et institutionnel, ça devient à la charge de l'entreprise d'en faire la gestion. C'est sur une base volontaire d'une certaine façon. »

Six bacs bruns ont donc été disposés dans les ruelles attenantes à la rue Wellington Nord.

« Les restaurateurs auront à vider leurs déchets dans les bacs bruns. Ces bacs bruns seront récupérés les lundis et jeudis chaque semaine jusqu'au 26 novembre. C'est sur une base volontaire, mais ils ont quand même avantage à faire un bel accueil du point de vue touristique. Ils deviennent donc des précurseurs de la gestion des matières organiques du point de vue commercial. Je pense qu'ils ont tout intérêt à le faire. »

Des dépliants ont été distribués dans les commerces concernés pour sensibiliser leurs propriétaires.

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