Les commerçants du boulevard Industriel opteront pour le 50-50

Jean Grégoire... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Jean Grégoire

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Les commerçants du boulevard Industriel opteront pour le partage à 50-50 avec la Ville de Sherbrooke des coûts d'urbanisation de l'artère.

Les 17 propriétaires concernés se sont entendus sur l'option où toutes les canalisations seraient enfouies et tous les propriétaires contribueraient à payer la facture. Ils n'abandonnent pas pour autant leurs espoirs de réduire les coûts et comptent rencontrer le maire Bernard Sévigny pour lui présenter une contre-proposition cette semaine.

Rappelons que les 17 commerçants avaient déploré devoir assumer les frais d'urbanisation liés au prolongement du boulevard de Portland, des frais qui s'élevaient à 669 000 $.

Le maire Sévigny avait promis de revenir avec deux propositions pour revoir le partage des coûts, chose qu'il a faite la semaine dernière. Les propriétaires riverains penchent pour l'option qui ramène la somme à payer à 358 296 $ pour les propriétaires privés, soit 310,94 $ du mètre linéaire.

« Nous sommes conscients que les travaux embelliront le boulevard Industriel. La deuxième option qui nous était présentée permettait de laisser des fossés devant quatre propriétés, dont les Serres et pépinière Saint-Élie.  Les travaux auraient donc été à coût nul pour moi, mais ça n'aurait pas été beau. Il ne faut pas que ce soit pire qu'aujourd'hui. Nous ne pensons toutefois pas que les travaux apporteront une valeur ajoutée à nos commerces. Il n'y aura pas plus de monde à Sherbrooke parce qu'on prolonge le boulevard de Portland, il n'y aura pas plus de clients et ce n'est pas ça qui fera que nous vendrons plus », raconte Jean Grégoire, propriétaire des Serres et pépinière Saint-Élie et porte-parole du regroupement des commerçants.

Les propriétaires riverains avaient demandé des éclaircissements de la part de la Ville et ont reçu des réponses lundi. Ils ont donc mandaté un groupe de quatre commerçants, dont fait partie M. Grégoire, pour rencontrer de nouveau le maire de Sherbrooke.

« Nous lui enverrons demain (mardi) une invitation à s'asseoir avec nous d'ici la fin de la semaine. Il y a entre autres des choses de la deuxième option que nous aimions, comme des bordures au centre qui étaient enlevées pour faciliter l'accès aux commerces. »

Jean Grégoire, qui estime la facture à assumer pour son commerce et les terrains qu'il possède à 88 000 $, espère pouvoir déposer une contre-proposition qui ralliera toutes les parties impliquées.

« Nous sommes conscients qu'il faut payer une partie des travaux. C'est cette partie à payer qu'il faut définir. Nous ne voulons pas rencontrer le directeur général ou des fonctionnaires. Nous avons élu des personnes et nous voulons nous asseoir avec elles pour discuter. Il sera plus facile de dialoguer avec moins de personnes de chaque côté. Nous voulons clore le dossier le plus rapidement possible. Ils ne peuvent pas arrêter les travaux. Il faut donc trouver une entente rapidement. »

À l'origine, la Ville de Sherbrooke espérait une réponse des commerçants pour le 8 juin.

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