S'informer pour mieux recycler

Quand on entre chez Récup-Estrie, on est tout de suite frappé par les... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Quand on entre chez Récup-Estrie, on est tout de suite frappé par les imposantes tours de matières recyclables compactées qui s'élèvent sur plusieurs mètres de hauteur. Une tour de plastique, une tour de carton, une tour d'aluminium... Le centre de tri reçoit une quantité impressionnante de matériel provenant de nos bacs verts.

Il serait impossible de trier tout cela manuellement; heureusement, une bonne partie du tri se fait de façon automatisée. « Quand on parle de triage, souvent, on s'imagine des employés qui font ça à la main sur une table. Mais c'est une réalité industrielle, avec tout ce qui vient avec. On voulait que les gens puissent sentir et toucher cette réalité d'usine », expliquait la directrice générale de l'endroit, Taraneh Sepahsalari, lors des portes ouvertes qui se tenaient samedi.

Les visiteurs avaient droit à un tour guidé de l'usine de Récup-Estrie, ainsi qu'à un kiosque à l'extérieur où deux membres de la patrouille verte testaient les connaissances du public sur les matières recyclables et compostables. Plusieurs centaines de curieux ont répondu à l'invitation, tout particulièrement des familles.

La petite Félicia Alix Roy, du Canton d'Hatley, était d'ailleurs venue avec ses grands-parents et son frère. « On apprend beaucoup de choses, c'est amusant, et c'est autant pour les adultes que les enfants! » lance-t-elle. Par exemple, elle dit avoir appris que pour qu'ils puissent être recyclés, tous les sacs de plastique devaient être ensachés, c'est-à-dire regroupés ensemble dans un même sac de plastique. « Et il y a de 30 à 40 camions qui viennent ici chaque jour! » ajoute-t-elle.

Michaël Thivierge, de la patrouille verte, était impressionné des réponses de certains à son quiz. « Il y avait une petite fille qui était meilleure que ses parents, parce qu'elle a appris comment recycler à l'école. Et ce qui m'impressionne à chaque fois, c'est qu'il y a beaucoup de personnes âgées qui sont intéressées, qui disent que dans leur temps ça ne se faisait pas comme ça, mais qui maintenant prennent même la peine de découper le petit plastique de leur boîte de papiers mouchoirs pour bien trier! »

Une anecdote réjouissante, parce qu'avant tout, l'objectif des portes ouvertes de Récup-Estrie était de sensibiliser la population à comment remplir correctement son bac de recyclage. « Si on trie bien à la source, ici, il y a beaucoup moins de rejets. Ça favorise le travail mécanique et le travail physique », souligne Mme Sepahsalari.

Le plastique à Sorel, le papier en Chine

Le mandat de Récup-Estrie est donc de trier les matières que les citoyens déposent dans le bac vert.

Mais où vont donc toutes ces matières, une fois triées? Ça dépend de l'endroit où se trouvent les clients qui les achètent.

Certains plastiques sont vendus à une entreprise de Sorel-Tracy. Le métal et l'aluminium trouvent aussi preneurs au Québec, mais le carton part en Ontario. Le papier, lui, est exporté en Asie.

Idéalement, Récup-Estrie aime vendre à des clients québécois. Mais ce n'est pas toujours possible. « Avant, on payait des recycleurs de 15 à 20 $ la tonne de sacs de plastique pour qu'ils les prennent, en plus du transport. Aujourd'hui, on peut le vendre 100 $ la tonne au Vietnam », souligne par exemple Taraneh Sepahsalari.

C'était la deuxième année que Récup-Estrie tenait des portes ouvertes.

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