«Les gens ne connaissent pas tous les effets négatifs de l'éclairage artificiel»

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(SHERBROOKE) « C'est un domaine très novateur, les gens ne connaissent pas tous les effets négatifs de l'éclairage artificiel. Mais on a de plus en plus de données dans la littérature. »

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Johanne Roby

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C'est justement pour permettre la mise en commun de données et d'informations que le congrès international Artificial Light at Night (ALAN) se tenait à l'hôtel Times de Sherbrooke en fin de semaine. La coordonnatrice de l'événement, Johanne Roby, qui fait aussi partie du groupe de recherche sur la pollution lumineuse du Cégep de Sherbrooke, se réjouit des résultats obtenus.

« En un mot : c'était extraordinaire! Je dirais que notre force a été de mettre ensemble des gens de plusieurs domaines. Le fait que ce soit transdisciplinaire, ça permet de voir ce que les autres font et comment on peut trouver ensemble des façons d'améliorer l'éclairage artificiel. »

En effet, ce sont quelque 130 spécialistes de l'industrie, du privé, des gouvernements et du milieu académique qui se sont regroupés de vendredi à hier pour présenter le résultat de leurs recherches et assister à des conférences d'experts. « Les gens de l'international ont bien répondu. On avait des conférenciers extrêmement prestigieux! Et c'était un peu historique d'avoir réussi à réunir le conseil d'administration de l'International Dark-Sky Association, six membres étaient là », souligne Mme Roby.

«On espère que les gens vont continuer à nous aider, nous appuyer.»


À en croire cette dernière, les invités ont été charmés par la reine des Cantons-de-l'Est. « Les gens ont été impressionnés par ce qui se passe ici, notamment au Cégep. Sans vouloir faire de jeux de mots, on peut dire que Sherbrooke a brillé! Tout le monde a aimé la ville, l'accueil, la nourriture... On est allés à la Réserve nationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic, qui est la première au monde, est les gens ont été impressionnés même si c'était nuageux. »

Ce sont même des étudiants du Cégep de Sherbrooke qui ont remporté la première place lors d'un concours d'affiches organisé par l'ALAN.

Pistes de solutions

Le congrès a permis de dégager d'intéressantes pistes de solutions quant aux problèmes liés à l'éclairage artificiel. Sera-t-il possible maintenant de les mettre en application? « On l'espère. C'est tellement dur avec le gouvernement et les coupures. Là, il faut de la volonté politique et du financement. On espère que les gens vont continuer à nous aider, nous appuyer », soulève Mme Roby.

Et qu'est-il possible de faire, en tant que citoyen, pour aider à combattre le problème? « Quand une lumière vous dérange, appelez votre municipalité. C'est ce qui stimule la formation et l'application de la réglementation », suggère Mme Roby.

Et avant tout, il faut veiller à éclairer raisonnablement : seulement dans les périodes où c'est nécessaire, avec une intensité pas trop élevée pour rien, une orientation correspondant aux besoins et en choisissant des lumières plus jaunes que blanches.

« Il faut sensibiliser chaque citoyen pour qu'on réalise qu'on n'a pas toujours besoin de lumière », résume Mme Roby.

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