Peter Simons, homme de coeur et d'art

L'orchestre symphonique de Sherbrooke a honoré vendredi trois... (Imacom, Frédéric Côté)

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L'orchestre symphonique de Sherbrooke a honoré vendredi trois de ses mécènes, soit, au centre, Claude Métras, Peter Simons et Michel Bédard, qui sont entourés, à gauche, de Steve Roy de BMO Groupe financier, et, à droite, de Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke, et Vincent Cloutier, président du conseil d'administration de l'OSS.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Peter Simons est un homme discret. C'est plutôt par ses actions qu'il est devenu l'un des hommes d'affaires les plus respectés du Québec.

L'homme derrière la bannière mode Simons était du nombre des mécènes honorés vendredi par l'Orchestre symphonique de Sherbrooke afin de souligner sa collaboration financière depuis maintenant 15 ans à l'institution, soit depuis l'ouverture du magasin au Carrefour de l'Estrie.

Pour lui, l'art est synonyme de beauté et de créativité, deux caractéristiques qui décrivent bien l'identité de la chaîne Simons.

«C'est ça, l'art, c'est le désir de mettre de la beauté dans le monde, détaille-t-il. C'est facile de regarder ce qui se passe autour de nous et être pessimiste, par contre l'art nous remonte le moral.»

Et la crise que traverse présentement le commerce de détail aurait en effet de quoi rendre pessimiste n'importe quel dirigeant du secteur, mais la bannière Simons, elle, réussit à conserver son statut privilégié au Québec.

«Il n'y a pas de secret», lâche en souriant M. Simons. Il avoue pourtant qu'il souhaite que l'avenir du commerce au détail passe par une plus grande implication locale des entreprises et par la reconnaissance de ces actions par les citoyens.

«On vit dans une époque où les entreprises veulent faire des affaires partout, mais ne veulent être citoyennes nulle part, explique-t-il. Aujourd'hui, les entreprises ont besoin de comprendre qu'elles font partie d'une communauté et qu'elles ont des responsabilités qui viennent avec cette licence sociale comme j'appelle ça.»

Une licence sociale, pour M. Simons, c'est le droit que les citoyens accordent à une entreprise pour exister chez eux.

«C'est un privilège, mais tu ne peux pas prendre le privilège et partir sans participer. C'est comme vivre chez tes parents, vider le frigo, et partir sans même sortir les vidanges, c'est adolescent, c'est immature.»

Toutefois, pas question de faire la morale à quiconque. «Ce n'est jamais parfait, on peut toujours faire plus», mentionne-t-il.

Simons étendra prochainement ses activités à Gatineau, Vancouver, Calgary, Mississauga et Ottawa; des investissements de 100 millions de dollars.

«C'est pour être capable de réaliser certains projets, on voulait faire des collaborations et ça prenait un peu plus de taille pour les réaliser, mais notre but n'a jamais été de construire une entreprise à grande échelle», résume-t-il.

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