Boulevard Industriel: «Le partage 50-50 est une nouvelle façon de faire», dit Sévigny

Bernard Sévigny... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Bernard Sévigny

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Le maire Bernard Sévigny a rencontré tel que promis les commerçants du boulevard Industriel afin de leur présenter deux propositions pour le partage du coût des travaux sur cette importante artère. La réunion, qui s'est étirée sur deux heures et demie jeudi matin, se tenait à l'hôtel de ville.

Rappelons que les 17 commerçants déplorent devoir assumer une facture de 669 000 $ pour la réalisation des coûts d'urbanisation liés au prolongement du boulevard de Portland. Le coût des travaux, au mètre linéaire, s'élevait donc à 605,38 $ selon le concept initial proposé par la Ville. Devant la grogne populaire, le maire avait toutefois promis que le modèle de répartition des coûts serait réévalué.

Dorénavant, le coût des travaux de canalisation des fossés sera partagé à parts égales entre la Ville et les propriétaires riverains à la condition que la canalisation des fossés permette l'aménagement d'infrastructures de mobilité durable et de transport actif, comme des trottoirs ou des pistes cyclables.

La première option, où la canalisation de l'égout pluvial sera réalisée sur toute la longueur du tronçon et où une piste multifonctionnelle serait implantée au sud du boulevard, propose de répartir les coûts à parts égales entre la Ville et les 17 propriétaires. La facture serait réduite à 358 296 $ pour les propriétaires privés, soit 310,94 $ du mètre linéaire.

La deuxième option permettrait de laisser des fossés à ciel ouvert devant la propriété de quatre commerçants, qui n'auraient plus à assumer le coût des travaux. Une piste multifonctionnelle serait réalisée sur l'accotement sud. La facture des propriétaires privés descendrait à 274 648 $, mais ils seraient moins nombreux à se la partager, faisant grimper le prix au mètre linéaire à 345,57 $.

«Le partage des coûts à 50-50 est une nouvelle façon de faire, parce que dans tous les projets précédents, 100 % des coûts étaient à la charge des propriétaires riverains. Pour la deuxième option, j'ai demandé aux services d'élaguer au maximum pour voir s'il y avait moyen de laisser des fossés. Je ne savais pas à ce moment qu'il y avait des contraintes techniques, légales et juridiques, de même que des règles du ministère des Transports du Québec qui ne nous permettent de maintenir les fossés qu'à peu d'endroits. Nous aurions souhaité plus. Il y a donc une option plus intéressante que l'autre, mais je n'avais pas le droit de me présenter devant les citoyens avec une seule proposition», explique le maire Bernard Sévigny, précisant qu'une option où les coûts auraient été nuls pour les propriétaires n'était pas envisageable.

«Les règles de l'art c'est d'enfouir les canalisations sous le point de gel et nous avons demandé à nos ingénieurs d'aller mesurer la canalisation qui existe pour savoir si elle respecte les règles d'urbanisation. Je ne suis pas convaincu qu'elle les respecte, mais on va aller voir. Si ça respecte les règles, les propriétaires n'auront pas à assumer les coûts. Sinon, il y aura partage des coûts à 50-50», ajoute-t-il.

La Ville n'aurait-elle pas dû s'assurer que la canalisation devait être remplacée avant de proposer des travaux? «Par intuition, nos ingénieurs qui sont allés sur place ont constaté qu'il s'agissait de canalisations qui ne respectaient pas les règles de l'art. Est-ce qu'on doit retourner et mesurer pour rassurer les propriétaires? C'est ce que nous ferons.»

Bernard Sévigny estime que la Ville est allée au bout de l'élagage qu'elle pouvait se permettre dans le projet.

Les commerçants, appelés à se concerter, doivent se prononcer d'ici le 8 juin, après quoi les travaux seront entrepris.

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