Apprendre avec des mannequins spéciaux

Le CEREFS permet de reproduire l'environnement du milieu... (Imacom, Frédéric Côté)

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Le CEREFS permet de reproduire l'environnement du milieu hospitalier afin de former les étudiants, notamment en soins infirmiers. Ci-dessus, Mado Poulin, coordonnatrice et enseignante en soins infirmiers au Cégep de Sherbrooke, et Manon Ouellet, responsable du CEREFS.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) La Tribune et les cinq autres quotidiens du Groupe Capitales Médias poursuivent chaque jeudi la publication d'une série de textes sur les enjeux et les défis dans les soins infirmiers.

Avant de débarquer dans le milieu de la santé, les futures infirmières n'ont parfois jamais été confrontées à certaines situations stressantes. Avec ses mannequins simulateurs, le Centre de recherche et de formation par simulation du Cégep de Sherbrooke (CEREFS) permet de faire vivre aux étudiants des expériences presque réelles.

«Ne me touchez pas!» Le cri pourrait être celui d'une patiente, mais c'est plutôt le cri d'un mannequin que l'on peut entendre. Un mannequin qui cligne des yeux, qui parle, qui fait office de femme enceinte et dont le ventre peut contenir un bébé. La dernière acquisition d'une valeur d'environ 75 000 $ permet entre autres de simuler des accouchements par le siège, de vérifier la traction exercée par les étudiants...

Le CEREFS, qui permet de reproduire l'environnement du milieu hospitalier pour la formation, a été inauguré en janvier 2014.

«Ça leur fait connaître des situations qui ne sont pas nécessairement très tangibles pour eux. Une situation toute simple en soins infirmiers pour des professionnels peut être complexe pour des étudiants. Une douleur cardiaque, par exemple. Le faire vivre aux étudiants avant d'aller en stage, c'est très rassurant pour eux, car ils ne savent jamais quand ça peut se produire en stage et parfois même, ils ne le vivront pas. C'est un atout qui fait diminuer un peu l'anxiété...» souligne Manon Ouellet, responsable du CEREFS.

«Le mannequin, lui, ne mourra jamais, alors qu'à l'hôpital, on a toujours le stress des conséquences des gestes qu'on pose... Ici, ce n'est pas grave si je fais une erreur, c'est le temps de se tromper», illustre Mado Poulin, coordonnatrice et enseignante en soins infirmiers au Cégep de Sherbrooke.

Par ailleurs, une fois arrivées sur le marché du travail, les jeunes infirmières peuvent se retrouver rapidement à la tête d'une équipe de travail.

«Malheureusement, à l'intérieur des stages, on n'a pas suffisamment d'équipes de travail ou pas suffisamment le temps pour leur permettre de vivre ces expériences-là», indique Mme Poulin.

La formation a toutefois été adaptée pour les préparer à cette réalité.

«Depuis quelques années, les grands centres hospitaliers, ce qu'ils nous demandaient ou ce qu'ils trouvaient, c'est que les jeunes étudiantes arrivaient avec (un peu) un manque au chapitre de la gestion des équipes de travail. (...) Ça nous a amenés à réfléchir et instaurer une formation en interdisciplinarité : infirmière-infirmière auxiliaire, infirmière-inhalothérapeute», illustre Mme Ouellet.

L'un des objectifs avec les situations d'apprentissage est de réduire la pression dans les milieux de stage, que ce soit en soins infirmiers ou dans d'autres domaines connexes dans le milieu de la santé.

isabelle.pion@latribune.qc.ca

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