CSRS: compression d'au moins 250 000 $ pour les services de garde

En plus des compressions de 2,6 M$ découlant du dernier budget provincial, la... (Archives La Tribune)

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(SHEBRROOKE) En plus des compressions de 2,6 M$ découlant du dernier budget provincial, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) devra composer avec une baisse importante du financement des services de garde en milieu scolaire, ce qui se traduira par des choix difficiles dans les écoles. L'organisation perd notamment la moitié du financement prévue pour les journées pédagogiques.

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 Michel Bernard

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C'est ce qui ressort d'une analyse sommaire des règles budgétaires présentées aux commissions scolaires la semaine dernière.

À la lumière des informations disponibles, la CSRS perdra environ 2,6 M$ à son budget de fonctionnement.

«Ça demeure une situation très difficile. Ça a de l'impact sur les élèves, ça va encore en avoir... et sur le budget des écoles aussi», commente le président de la CSRS Gilles Normand en faisant allusion aux coupes précédentes.

Une compression additionnelle d'au moins 250 000 $ touchant les services de garde s'ajoute aux quelque 2,6 M$.

Selon le directeur général de la CSRS, Michel Bernard, la diminution du financement des services de garde dans l'ensemble de l'organisation représente une perte de 250 000 $. Il s'agit du financement par élève qui est revu à la baisse.

Les écoles pourraient vivre avec 5000 $ à 10 000 $ en moins annuellement. Par exemple, pour une école moyenne, les coupes pourraient représenter annuellement une perte de 7000 $. Plus le service de garde accueille d'enfants, plus le manque à gagner sera important.

Journées pédagogiques

M. Bernard n'avait pas en main, hier, le budget total réservé à ce service. Pour les journées pédagogiques, le financement prévu par Québec passe de 16,39 $ par jour par élève à 8 $ à compter de la prochaine année scolaire. Le calendrier scolaire en prévoit 20 durant l'année scolaire.

Actuellement, les parents dont les enfants fréquentent le service de garde lors d'une journée pédagogique et qui sont inscrits à une sortie, par exemple, doivent assumer les coûts journaliers, en plus des frais liés à la sortie prévue.

Comme le tarif journalier est régi par Québec, les conseils d'établissement des écoles ne peuvent y voir une marge de manoeuvre. Comment les établissements pourront-ils récupérer les sommes perdues avec les nouvelles règles budgétaires? Ceux-ci devront faire des choix, note M. Bernard. «Acheter moins de jeux? Réduire telles activités?» donne-t-il en guise d'exemple de scénarios qui pourraient être mis sur la table.

Le tarif quotidien de 7,30 $ passera officiellement à 8 $ à compter du 1er juillet.

Sans compter ces nouvelles coupes, la CSRS avait déjà réalisé des compressions de près de 15 M$ depuis 5 ans. Elle devra aussi récupérer 1,2 M$ d'ici 2016-2017 dans le cadre du plan de redressement déposé à la suite de l'adoption d'un budget déficitaire l'an passé.

La semaine dernière, la CSRS a adopté des plans d'effectifs prévoyant une réduction de sa masse salariale d'environ 800 000 $.

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