Une orthèse parfaite comme projet parascolaire

En plus de concevoir des robots, l'équipe de... (Imacom, Frédéric Côté)

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En plus de concevoir des robots, l'équipe de robotique Évolution du Séminaire de Sherbrooke mène aussi d'autres projets. L'équipe a notamment frabriqué une orthèse pour Zacharie Lauzière-Fitzgerald, un des membres de l'équipe qui a lui aussi planché sur cette initiative.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Trouver chaussure à son pied n'est pas toujours chose facile. Et trouver une orthèse qui convient parfaitement, encore moins! Qu'à cela ne tienne. L'équipe de robotique du Séminaire de Sherbrooke a conçu et fabriqué une orthèse pour l'un de ses membres, Zacharie Lauzière-Fitzgerald, à l'aide d'une imprimante 3D. L'élève de cinquième secondaire, qui doit composer avec un pied bot, a lui-même planché sur sa nouvelle orthèse avec ses camarades.

«On essaie de maximiser nos ressources avec notre imprimante 3D. Je savais qu'on serait capable de faire une orthèse 3D», raconte-t-il.

Le groupe a pris les mesures de son pied et a ensuite travaillé à partir d'un logiciel de dessin 3D. «C'est le même qu'on utilise pour créer notre robot», souligne Hans-Olivier Fontaine, un élève de quatrième secondaire membre de l'équipe.

L'équipe Évolution du Séminaire de Sherbrooke participe depuis quelques années au Festival de robotique, au cours duquel les participants doivent créer un robot capable d'accomplir certaines tâches très précises. Les équipes ont six semaines pour accomplir leur mission. L'équipe s'est rendue jusqu'au championnat international, à St-Louis aux États-Unis, récemment, où elle a remporté le prix des juges.

L'équipe a attiré l'attention avec une présentation de l'ensemble de ses projets. Une autre équipe de la région, Hypérion de la Montée, a aussi vécu une expérience enrichissante lors de ce championnat.

L'orthèse a été développée dans le cadre d'un projet parascolaire. Zacharie souligne que ses parents ont été impressionnés par le résultat, de même que son oncle, qui est audioprothésiste.

«C'était assez compliqué à faire», lance-t-il.

L'imprimante 3D avec laquelle les élèves travaillent a été utile à plusieurs reprises. Une pièce manquante qu'il aurait fallu commander? Les élèves, entourés de leurs mentors et enseignants, l'ont plutôt fabriquée eux-mêmes, sur mesure pour leurs besoins.

«On a fait des pièces pour le robot. Ça fait carrément le travail», observe Francys Gauthier, enseignant en anglais et l'un des responsables de l'équipe. Une pièce de Lego «qui n'existait pas» a ainsi vu le jour, grâce à l'imprimante.

«Le robot, ce n'est qu'une excuse. Ce qui gravite autour, c'est plein d'autres choses, qui ne sont pas nécessairement des apprentissages scolaires», estime Guillaume Laporte, enseignant en anglais et en robotique, également l'un des responsables de l'équipe. Les élèves moins attirés par la robotique, par exemple, peuvent s'intéresser au graphisme et à l'image de marque de l'équipe, aux communications, au financement...

En collaboration avec Sherbrooke Loisirs-Action, un camp d'été a été mis sur pied. Il se déroule sous la supervision d'une ancienne élève du Séminaire.

L'équipe compte environ une trentaine d'élèves de la deuxième à la cinquième secondaire, et tout autant de mentors.

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