Un zoo de reptiles à Brompton

Jean Rouleau espère ouvrir cet automne son zoo... (Imacom, René Marquis)

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Jean Rouleau espère ouvrir cet automne son zoo de reptiles, Le refuge de Buzz, qui accueillerait plus de 200 animaux.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Plus de 200 reptiles, des lézards, serpents, grenouilles et scorpions de toutes sortes, pourraient bientôt élire domicile dans un zoo de reptiles, ou reptilarium, qui ouvrirait ses portes dans l'arrondissement de Brompton. Le refuge de Buzz, un organisme à but non lucratif, compte s'installer au 93-95 rue du Curé-Larocque.

Si tout se passe bien, un des propriétaires, Jean Rouleau, espère accueillir ses premiers visiteurs cet automne. Il doit toutefois obtenir un amendement au règlement de zonage et procéder à quelques rénovations. Si l'usage de reptilarium est prévu au zonage actuel, c'est le nombre d'espaces de stationnement disponibles qui est insuffisant.

M. Rouleau dispose depuis cinq ans d'un permis de jardin zoologique du ministère des Forêts, des la Faune et des Parcs pour garder en captivité des animaux d'espèces indigènes et exotiques à des fins de conservation, de recherche, d'éducation, d'exhibition et de divertissement. «Nous sommes trois personnes qui recueillons des reptiles abandonnés. Nous les gardons à domicile en ce moment, mais pour faire vivre notre organisme, nous avons pensé ouvrir un petit zoo de reptiles. Ce serait bon pour le tourisme et ce serait une source de financement», explique Jean Rouleau.

L'homme estime qu'il coûte environ 15 000 $ par année pour prendre soin des quelque 200 bêtes recueillies. «Pour l'instant, nous faisons des expositions dans des centres commerciaux et nous recueillons des dons. Nous allons aussi dans des fêtes d'enfants et des camps de jour en échange d'un petit salaire. Nous ne faisons pas de profit. Chaque année, je sors de l'argent de mes poches.»

M. Rouleau explique qu'il recueille les reptiles dont les gens veulent se départir. Il écume entre autres les petites annonces sur internet et dispose d'un partenariat avec le Zoo de Granby pour prendre soin des animaux qui sont délaissés. «Souvent les gens achètent un reptile parce qu'ils sont jeunes et n'ont pas d'enfants. Certains pensent que ce sera comme un bibelot. La vie change et ils ne veulent plus de reptiles. Des fois, ils manquent d'espace. Notre rôle est de faire connaître ce genre d'animaux et d'éduquer la population à être responsable. Je ne me cherche pas un emploi. J'en ai déjà un. Je suis contre l'euthanasie et le zoo me permettra de sauver des reptiles.»

Selon Jean Rouleau, pour que l'initiative soit rentable, il faut en moyenne 42 visiteurs par jour. Dans un événement test organisé sans publicité, il a atteint son objectif facilement.

Si le projet sera l'objet d'une consultation publique le 29 mai, à 12 h, au bureau de l'arrondissement de Brompton, M. Rouleau ne s'attend pas à rencontrer de l'opposition. La consultation portera sur le principe du nombre de cases de stationnement offertes «À Brompton, presque tout le monde me connaît et ils savent ce que je veux faire. Tout le monde a hâte que le zoo ouvre.»

Les animaux seront gardés dans des terrariums barrés individuellement et conçus de façon à ce que les reptiles ne puissent pas s'échapper.

Jean Rouleau avance que des investissements de 150 000 $ seront nécessaires pour aménager le local. Le coût du billet pour visiter le reptilarium sera d'environ 5 $ pour un enfant, 10 $ pour un adulte et 25 $ pour une famille.

Le comité consultatif d'urbanisme s'est montré favorable au projet puisqu'il permet la réutilisation d'un local commercial et qu'il contribue à l'offre d'un nouveau service récréatif intérieur pour les citoyens.

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