Groupes djihadistes: aucune arrestation préventive, confirme la GRC

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(SHERBROOKE) Alors qu'on apprenait, mercredi, que la GRC avait intercepté la semaine dernière une dizaine de jeunes Montréalais qui semblaient décidés à quitter le Canada pour rejoindre les rangs de groupes djihadistes à l'étranger, la GRC confirme n'avoir effectué aucune arrestation préventive à Sherbrooke.

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Pierre-Luc Dusseault

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Somme toute, le député fédéral de Sherbrooke voit d'un bon oeil l'opération policière. «Cette opération démontre que la GRC a les moyens de déceler la menace potentielle et les moyens de cibler les personnes potentiellement à risque de joindre des groupes terroristes, ce qui est positif. Bien sûr, on doit agir de façon raisonnable et selon les règles établies, ce qui a été le cas, je crois, dans cette situation», révèle Pierre-Luc Dusseault félicitant du même souffle les proches de ces Montréalais interceptés qui ont su, au départ, déceler la radicalisation de ces jeunes et qui ont eu l'initiative de communiquer avec les forces policières.

«Une telle opération aurait pu éviter que des Sherbrookois rejoignent les rangs de l'État islamique, dans le cas où c'est pour ces raisons que trois jeunes ont quitté le pays», ajoute M. Dusseault faisant ainsi allusion à Zakria Habibi, Samir Halilovic et Youssef Sakhir qui sont portés disparus depuis l'été dernier et dont des indices portent à croire qu'ils se sont joints à des groupes terroristes à l'étranger.

Rappelons que la GRC enquête sur les trois anciens résidants de Sherbrooke qui sont introuvables depuis une dizaine de mois. Avant leur disparition, les publications Facebook des trois musulmans démontraient qu'ils se connaissaient. Zakria Habibi est disparu en juillet dernier alors qu'il effectuait un voyage en Turquie, pays régulièrement accusé de complaisance envers les djihadistes qui transitent sur son territoire pour se rendre en Syrie, est une destination connue pour ses combattants djihadistes étrangers. Avant sa disparition, son site Facebook (disparu lui aussi depuis) étalait plusieurs messages en lien avec l'islam laissant sous-entendre sa récente radicalisation.

«S'ils avaient été interceptés avant leur départ, cela aurait été une bonne chose pour l'entourage et pour le jeune lui-même qui, peut-être pas immédiatement, mais après coup, aurait pu remercier ses proches d'être intervenus», ajoute le député sherbrookois.

Aucune des trois familles des Sherbrookois portés disparus n'a demandé de l'aide au bureau du député fédéral. La famille de Zakria Habibi a été contactée à la suite de sa disparition, mais elle a préféré que le député n'intervienne pas. «On n'est pas allé plus loin puisque les familles n'ont manifesté aucune volonté en ce sens. Mais c'est certain que nos pouvoirs en tant que député sont limités dans une telle situation», précise M. Dusseault.

Le député néo-démocrate se dit inquiet à l'idée que certains jeunes sherbrookois se radicaliseraient. «J'invite l'entourage - que ce soit la famille, les amis ou la communauté religieuse - à être vigilant. S'ils décèlent des signes de radicalisation, qu'ils n'hésitent pas à contacter les autorités qui, de leur côté, feront les vérifications nécessaires pour voir si la menace est sérieuse ou pas», indique M. Dusseault.

Hismatullah Habibi, le père de Zakria, n'a pas voulu émettre de commentaire.

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