PKP sur les traces des patriotes?

Guillaume Rousseau offrait une conférence au Siboire Jacques-Cartier... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Guillaume Rousseau offrait une conférence au Siboire Jacques-Cartier sur les différentes interprétations du mouvement des patriotes au fil des époques au Québec.

Imacom, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) Pierre-Karl Péladeau, héritier moderne du mouvement des patriotes?

Invité du Mouvement national des Québécois et des Québécoises de l'Estrie (MNQ de l'Estrie) dans le cadre de la Journée nationale des patriotes, Guillaume Rousseau, professeur de Droit à l'Université de Sherbrooke et chroniqueur médiatique, avait une question pour la quarantaine de participants réunis lundi au Siboire Jacques-Cartier : «quelle est votre interprétation du mouvement des patriotes?»

Mais qu'en est-il de l'interprétation moderne du conférencier?

Selon lui, le Québec entre dans un virage entrepreneurial important, un peu comme la rébellion de 1837, alors que le peuple franco-canadien vivait un développement sans pareil de son économie. «Je ne peux pas faire autrement que de faire le lien avec le mouvement souverainiste, qui est un peu l'héritier du mouvement des patriotes, qui vient d'élire un chef d'entreprise pour la première fois de son histoire, explique-t-il. Je crois qu'il y a un lien à faire avec le mouvement patriote qui comptait plusieurs entrepreneurs.»

Sans dire que Pierre-Karl Péladeau en est un, le lien entre lui et le mouvement des patriotes porte à la réflexion selon Me Rousseau. Aux yeux de celui-ci, «on peut dire que ce n'est pas incompatible d'être patriote et d'être entrepreneur, même être capitaliste à la limite. En 2015, ça m'apparaît pertinent de le dire.»

Des valeurs à conserver

«Leur action, elle est beaucoup plus large que l'on a tendance à se souvenir. Ils étaient des révolutionnaires, ils voulaient changer l'ordre politique, ils voulaient améliorer le bien-être de la population», souligne Étienne-Alexis Boucher, président du MNQ-Estrie. De ces événements vieux de 177 ans, Me Rousseau souligne l'importance de protéger la démocratie qui en est née par la suite.

«Il ne faut pas penser que la démocratie est tombée du ciel, il y a des gens qui ont donné leur vie pour ça. La moindre des choses ce serait d'aller voter quand il y a des élections, ce que plusieurs personnes ne font pas.»

En d'autres mots, «il faut savoir d'où on vient pour savoir où on va», rappelle quant à lui M. Boucher.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer