Des regroupements à prévoir chez les pompiers

Plusieurs services incendies de la région risquent de devoir se regrouper dans... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

Agrandir

Archives La Tribune, Julien Chamberland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) Plusieurs services incendies de la région risquent de devoir se regrouper dans les prochaines années.

Daniel Brazeau... (Imacom, Maxime Picard) - image 1.0

Agrandir

Daniel Brazeau

Imacom, Maxime Picard

L'Association des chefs en sécurité incendie du Québec (ACSIQ) tenait cette fin de semaine son 47e congrès à Sherbrooke, une occasion de moderniser certaines méthodes de travail un peu partout sur le territoire québécois, y compris en Estrie.

Parmi les sujets chauds, la volonté du président de l'ACSIQ, Daniel Brazeau, de regrouper des services incendie entre eux dans le but d'améliorer l'efficacité des interventions : une mesure recommandée par le coroner Me Cyrille Delâge dans son rapport d'enquête sur la tragédie de L'Isle-Verte.

«Nous, on veut être le chien de garde des recommandations qui ont été données par le coroner. Où va-t-on avec ces dossiers maintenant?» a questionné M. Brazeau.

Les services incendies sont sous la responsabilité des municipalités et ce sont elles qui doivent exprimer la volonté de regrouper leur service avec celui d'une ou de plusieurs autres municipalités.

«On ne peut pas faire ça à la grandeur de la province, le Québec étant ce qu'il est avec tout son territoire à couvrir.»


Après la lecture du rapport de Me Delâge, la municipalité de L'Isle-Verte a d'ailleurs pris la décision, en mars dernier, de regrouper son service avec celui de la ville de Rivière-du-Loup.

«Les élus commencent à en parler, souligne M. Brazeau. Le problème, c'est que nos pompiers ne sont pas prêts. Quand tu es l'homme de feu d'un village d'une population de 500 habitants, tu ne veux pas que ça change. Il faut faire avancer notre monde dans cette direction aussi.»

Sur le territoire estrien, on compte 51 services de sécurité incendie (SSI). Du nombre, 14 desservent une population inférieure à 1000 habitants, notamment les SSI de Lingwick, Chartierville et Hampden qui ne franchissent pas la barre des 500 habitants protégés. En comparaison, le SSI de Sherbrooke dessert une population de plus de 162 000 habitants.

«On ne peut pas faire ça à la grandeur de la province, le Québec étant ce qu'il est avec tout son territoire à couvrir, mais si ce sont deux municipalités qui se regroupent, ou trois, et que c'est efficace, ce n'est pas un problème», explique M. Brazeau.

Celui-ci s'assurera que ce message soit bien entendu auprès des différents préfets dans les municipalités et auprès du nouveau sous-ministre à la Sécurité publique, Louis Morneau. Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois au congrès depuis la nomination de M. Morneau au début du mois. À l'ordre du jour également, M. Brazeau a souhaité faire le point sur le financement promis par la ministre de la Sécurité publique Louise Thériault pour la formation des pompiers.

afaille@latribune.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer