Vente du nom du centre de foires : s'inspirer de Drummond

Sherbrooke pourrait rapidement trouver un commanditaire qui donnerait son nom à... (Archives, La Tribune)

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(SHERBROOKE) Sherbrooke pourrait rapidement trouver un commanditaire qui donnerait son nom à son centre de foires s'il décidait d'en vendre le nom. C'est du moins ce que laisse entendre Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville (SDED), qui n'a eu aucune difficulté à dénicher un partenaire pour le nouveau Centrexpo Cogeco.

Alors que le président du comité exécutif de la ville de Sherbrooke Serge Paquin a admis cette semaine qu'il n'y a jamais eu de discussions pour vendre le nom du centre de foires à Sherbrooke, l'idée allait de soi à Drummondville puisqu'elle avait été inscrite au plan d'affaires du Centrexpo dès le début. «À la différence de Sherbrooke, chez nous, le centre de foires est un équipement qui doit générer des revenus en plus des retombées économiques. Nous sommes convaincus que l'entente profitera à Cogeco également, puisque nous attendons 200 000 visiteurs par année. Ce sont 200 000 personnes qui verront le nom de Cogeco, un nom qui sera aussi répété dans chacune des publicités d'un événement...», explique Martin Dupont.

L'entente entre la SDED et Cogeco a une valeur de 300 000 $ répartie sur cinq ans. «La recette fonctionne partout. Il y a le Centre Bell, le Colisée Vidéotron... C'est la mode d'associer le nom de grandes corporations à des édifices. Nous avons aussi des salles de réunion à l'intérieur du centre de foires, et nous avons l'intention de vendre leur nom également.» M. Dupont ajoute qu'il sera possible d'afficher de la publicité à l'intérieur de l'établissement.

Selon le directeur général de la SDED, aucune étude n'a été nécessaire pour déterminer la valeur du nom du centre de foires. «Nous pensions que ça valait un peu plus que ça, mais nous avons négocié. Il faut aussi penser que nous sommes en démarrage. Quand nous renégocierons dans cinq ans, nous espérons que le prix sera plus élevé parce que l'achalandage devrait être plus important. Nous comptons déjà 88 événements réservés pour 2015, en incluant les réunions et les partys des fêtes, alors que notre objectif était de 24. Dans cinq ans, nous aurons peut-être 200 événements...»

Martin Dupont mentionne que le fait de s'associer à une firme de communication crédible aide aussi la vente d'événements pour le Centrexpo Cogeco. «Nos clients comprennent bien que nous n'avons pas le choix d'avoir de la technologie qui fonctionne à l'intérieur de nos murs...»

Il ajoute que plus d'un commanditaire était intéressé à s'associer au centre de foires. Les négociations ont duré un mois environ. «Il a fallu que nous fassions la démonstration que nous avions déjà des réservations pour les convaincre, parce que nous sommes nouveaux. À Sherbrooke, ils ont déjà plusieurs années d'expérience.»

Enfin, M. Dupont estime que la vente du nom contribuera à «payer l'hypothèque». «Ça vaut au moins deux ou trois événements par année.»

À Destination Sherbrooke, plus tôt cette semaine, on mentionnait qu'il n'était pas de leur mandat de vendre le nom du centre de foires de Sherbrooke. La demande devrait venir des élus. Serge Paquin disait pour sa part voir cette opportunité d'un bon oeil et que l'idée serait soumise aux autres élus. Il était aussi évoqué qu'une étude pourrait être commandée pour évaluer la valeur d'une telle association.

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