Des soins de santé dans les quartiers Ouest et Est de Sherbrooke

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Des intervenants de la santé et des services sociaux pratiquent dans ces appartements quotidiennement toutes sortes d'interventions auprès des gens du milieu.

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(SHERBROOKE) Les deux appartements se trouvent dans des immeubles comme les autres, dans des rues fort populeuses. Si ce n'était d'une affiche à la porte, on aurait vraiment l'impression de frapper à la porte de l'appartement d'une petite famille comme une autre quand on s'y rend.

Une fois à l'intérieur, si ce n'était de quelques babillards et d'une ou deux tables d'examen « cachées » ça et là dans l'appartement, on se sentirait vraiment « dans une maison » quand on y met les pieds.

Pourtant, ces deux appartements, l'un dans l'Ouest et l'autre dans l'Est de la ville de Sherbrooke, sont loués par l'installation CSSS-IUGS du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Des intervenants de la santé et des services sociaux y pratiquent quotidiennement toutes sortes d'interventions auprès des gens du milieu.

Ce projet se nomme l'intervention de quartier.

Ainsi, des intervenants sont présents quotidiennement afin de rencontrer les habitants du quartier.

Mais pourquoi les travailleurs sociaux, infirmières et médecins, entre autres, ont-ils ressenti le besoin d'aller s'installer dans de tels appartements, loin de leurs CLSC et autres établissements de santé et de services sociaux de la région?

« L'idée, c'est d'offrir des services là où les gens sont. Nos locaux se trouvent dans des secteurs où il y a une forte densité de population, dans des milieux défavorisés, et on supporte des gens qui ne viendraient pas nécessairement chercher de services dans un gros établissement », explique Marie-France Beauregard, chef d'administration de programme aux services aux adultes au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, installation du CSSS-IUGS.

Aussi, il arrive fréquemment que des nouveaux arrivants aient vécu de fort mauvaises expériences avec les différentes branches du gouvernement de leur pays d'origine. Une fois rendus à Sherbrooke, ils éprouvent donc des difficultés à faire confiance au système psychosocial et refusent ainsi de mettre le pied à l'hôpital ou dans un CLSC par exemple.

« Ce service est une porte d'entrée dans le système. Une fois la relation de confiance établie, nous pouvons amener les gens vers les services qui sont déjà en place », ajoute Marie-France Beauregard.

Les services offerts dans ces appartements sont multiples : il y a les services psychosociaux, les services à l'enfance, le service en santé mentale, la pédiatrie sociale, etc. Les services s'adaptent et se modulent en fonction des différents besoins, au fil du temps et des demandes.

DE «AIDÉS » À «AIDANTS »

Les intervenants du CIUSSS de l'Estrie-CHUS ne sont pas seuls pour réussir à bâtir ces liens avec la communauté. En effet, pour être efficaces, ils s'entourent de tout plein de partenaires du milieu : les organismes qui oeuvrent déjà dans les quartiers, la police communautaire, les écoles, les centres de la petite enfance...

« Notre intervention n'aurait pas de sens sans l'aide de tous nos partenaires », ajoute Mme Beauregard.

Ces interventions de quartier ont aussi comme objectif de créer une dynamique intéressante dans le milieu, de transformer certaines personnes de « aidés » à « aidants ».

« On veut mettre les gens en réseau pour éviter qu'ils s'isolent et broient du noir, on veut mettre leurs forces en commun », affirme Carol Fillion, directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

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