Le conseil dit non à Hélène Dauphinais pour l'utilisation des panneaux électroniques

Hélène Dauphinais, conseillère municipale... (Archives, La Tribune)

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Hélène Dauphinais, conseillère municipale

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(SHERBROOKE) La conseillère Hélène Dauphinais ne pourra plus annoncer ses rencontres citoyennes sur les panneaux électroniques de la Ville de Sherbrooke. Après un court débat en atelier de travail lundi, ses collègues ont majoritairement opté pour le statu quo. Seuls Marc Denault et Annie Godbout se sont rangés aux arguments de la conseillère du district du Pin-Solitaire.

Rappelons que Mme Dauphinais avait demandé à ses collègues de débattre de la question après que la direction des communications et le comité exécutif eurent interprété que les panneaux devaient servir un usage collectif plutôt que celui d'une seule personne.

«Quand je regarde la politique, je ne comprends pas pourquoi on me refuse d'annoncer mes soirées d'information. J'ai fait faire un petit sondage et la plupart des villes permettent aux conseillers d'afficher leurs activités, mais leur nom ne peut pas être affiché. Ça pourrait être une option», a présenté Mme Dauphinais.

Marc Denault partageait les arguments de sa collègue. «À l'heure où nous parlons de réduire le nombre d'élus, quand il arrive des dossiers majeurs, il est intéressant de savoir que les citoyens peuvent rencontrer leur conseiller.»

Annie Godbout s'est montrée surprise que ce type d'affichage ne soit pas permis. «Il est clairement indiqué que les messages refusés sont ceux à caractère lucratif ou religieux, ce qui n'est pas le cas ici. Si quelqu'un est inconfortable à ce que le nom de l'élu apparaisse sur le panneau, on peut mentionner le nom du district. Il faut moderniser nos façons de communiquer et c'est une façon de le faire.»

Chantal L'Espérance s'est quant à elle opposée. «Je ne veux pas jeter un pavé dans la mare, mais il n'y a pas beaucoup de panneaux, alors nous devrions privilégier les messages des arrondissements ou de la Ville. Le budget de soutien peut permettre d'élaborer des outils qui iront rejoindre les citoyens dans leur maison.»

Diane Délise abondait dans le même sens. «Quoique à la base ce soit une très bonne idée de rencontrer les citoyens, nous sommes 24 élus. Ça peut finir par ressembler à de la cabale politique.»

Louisda Brochu ajoutait le risque de «cacophonie», où les messages à diffuser deviendraient trop nombreux, alors que Vincent Boutin considère ces annonces comme des actions politiques. «Ça doit être l'institution qui parle sur les panneaux, pas les élus.» M. Brochu a par ailleurs relevé que deux citoyens s'étaient rendus à la rencontre citoyenne en mars et avril, cinq en mai et huit en février.

Hélène Dauphinais trouvait décevante la position de ses collègues. «On nous dit que les médias sociaux sont à notre disposition, mais je suis des formations avec Michelle Blanc et elle nous dit que seulement 5 % de nos contacts sont rejoints par le fil Facebook ou Twitter. Sans dire que les gens sont contents de mettre des bâtons dans les roues, je pensais que plus de gens se rallieraient. Qu'on associe ça à des activités politiques... Quand tu fais ça tous les mois, c'est que tu penses que ça fait partie de ton travail. Je ne vois pas en quoi ça peut être menaçant pour les autres. Il faut savoir que ce ne sont pas toujours les mêmes citoyens qui viennent.»

jonathan.custeau@latribune.qc.ca

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