Népal: des couvertures qui font une grande différence

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(SHERBROOKE) « Elle constate qu'avec peu d'argent, on peut faire énormément. Avec trois ou quatre couvertures, avec de l'eau, elle peut aider beaucoup les gens, faire des miracles. Elle est très encouragée par ça! »

Lorsque Marie Panier parle de sa fille Anabelle, actuellement au Népal, la fierté transparaît immédiatement. « Vraiment, je trouve ça merveilleux. Pour elle, c'était un voyage de découverte d'elle-même, elle voulait mieux apprendre à se connaître à travers ce voyage-là. Ses plans ont changé; elle voulait aller faire une formation de médecine ayurvédique en Inde, mais là, elle va essayer de rester aider au Népal tant qu'elle peut », dit-elle.

Anabelle Panier-Delisle est partie pour le Népal en novembre. « Elle a fait un trek dans une région près de Pokhara, et elle a travaillé dans un orphelinat. Après, elle est partie en Inde. Elle y était depuis quelques mois, et elle retournait au Népal seulement pour aller chercher un prolongement de visa pour l'Inde. C'est à ce moment-là que ç'a tremblé. Du coup, elle a décidé d'aller aider, de retourner à Pokhara. Elle a vu des photos des endroits où elle s'était promenée quand elle était là-bas; des villages avaient complètement disparu », relate sa mère.

Avec une amie rencontrée là-bas, Anabelle a donc décidé d'amasser des fonds principalement par le biais des médias sociaux et de leur réseau. Les deux jeunes filles se sont mises à acheter en compagnie de Népalais des couvertures et du matériel de premiers soins, qu'elles vont remettre directement aux personnes qui ont souffert du séisme, pour s'assurer que l'argent se rende à la bonne place. « On sait que ça arrive dans les familles, on les voit, on leur donne en mains propres », a-t-elle raconté à sa mère.

Deux longues heures

Lorsque Marie Panier a appris qu'un tremblement de terre avait ravagé une bonne partie du pays où se trouvait sa fille, elle s'est évidemment inquiétée. Après deux heures « assez longues », elle a finalement réussi à rejoindre Anabelle, qui était en route vers Katmandou, par internet. « Elle avait senti la terre trembler, mais elle ne savait pas l'ampleur du désastre. Ça s'est passé à quelques dizaines de kilomètres d'où elle était. »

Quant aux possibles risques de séismes à venir, la Sherbrookoise reste sereine. « C'est sûr que ça m'a beaucoup inquiétée, mais quand on parle de ça, Anabelle dit que ça peut secouer demain comme dans 10 ans. Je me fie sur son ressenti : depuis qu'elle est partie, elle va à la rencontre d'elle-même et elle est très confiante. »

Anabelle continue d'amasser des dons; on peut communiquer avec elle à l'adresse ana_belle_panier@hotmail.com pour l'aider.

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