Airoldi met ses culottes pour Récupex

Le créateur et chroniqueur mode Jean Airoldi s'associe... (IMACOM, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Le créateur et chroniqueur mode Jean Airoldi s'associe à la 19e campagne printanière de Récupex.

IMACOM, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) Sans préciser le volume, Jean Airoldi confirme qu'il allège chaque printemps sa penderie de quelques vêtements défraîchis avec lesquels il n'oserait plus sortir de chez lui, sans craindre de s'autoflanquer une contravention de style.

Oui, il consomme beaucoup de linge. Avec les tendances qu'il dicte à la télé comme dans les magazines, il incite aussi les gens à en consommer. Mais, de l'autre côté de sa bouche, il prône l'importance de récupérer intelligemment ses surplus. Quatrième enfant de sa famille, il a pris conscience assez jeune des nombreux propriétaires que peut connaître un chandail de laine...

Pour la première fois, le designer originaire de Windsor s'associe à la campagne L'Estrie met ses culottes de Récupex. Le président d'honneur incite les gens à larguer leurs excédents de vêtements aujourd'hui, lors de la collecte annuelle de l'organisme sans but lucratif.

Des 250 000 livres de tissus qu'elle reçoit chaque année, l'entreprise d'économie sociale en revalorise 85 %, soit en les recyclant, en les réutilisant ou en les transformant.

« Des poubelles, il y en a trop. C'est sûr. Mais si, au moins, on envoie nos vieux vêtements chez Récupex, on pose une bonne action. Un jacket de jeans usé peut servir à fabriquer un joli sac à main qui fera le bonheur d'une autre personne », croit celui qui a d'ailleurs initié sa fille de 8 ans à la transformation de vêtements, afin d'étirer la longévité de ses morceaux préférés.

De la confiance en sacs

Le créateur, qui prête son nom et son inspiration à des collections pour L'Aubainerie, a pris la tâche au sérieux.

Il est allé visiter l'entrepôt de Récupex, où sont triés des monticules de textile chaque jour, ainsi que la salle de couture, où son passage a impressionné les petites mains. Il est aussi débarqué à la boutique T.A.F.I. et compagnie, au centre-ville de Sherbrooke, là où sont notamment vendus les fripes et les accessoires originaux (mitaines, sacs, coussins, etc.) issus de cette chaîne, sur laquelle tournent 50 personnes à l'année. Tous des gens en processus de retour à l'emploi.

« J'ai eu un gros coup de coeur pour ce volet de réinsertion sociale. Les employés font un stage de 26 semaines. Ils y découvrent de nouveaux intérêts, de nouveaux talents. Ça leur donne une confiance, le coup de pied nécessaire pour se lancer sur le marché du travail», sensibilise le créateur, qui a vendu 15 000 exemplaires de sa Leçon de style, un guide pratique qu'il veut maintenant lancer en Europe francophone.

L'animateur a également amorcé le tournage des 26 épisodes de la deuxième saison de son émission Quel âge me donnez-vous?, qui sera diffusée à compter de la mi-août.

Les gens peuvent se départir des fruits de leur ménage du printemps samedi entre 8 h 30 et 15 h 30, à l'école Montcalm.

Tous les autres jours de l'année, les vieux vêtements peuvent être déposés dans les bacs permanents identifiés au nom de Récupex et répartis partout dans la ville. « Il faut seulement s'assurer de ne pas se tromper de boîte, afin que les vêtements restent en Estrie. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer