Dauphinais ne peut plus s'afficher sur les panneaux électroniques

La conseillère du district du Pin-Solitaire, Hélène Dauphinais, déplore qu'on... (Imacom, Maxime Picard)

Agrandir

Imacom, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) La conseillère du district du Pin-Solitaire, Hélène Dauphinais, déplore qu'on lui interdise désormais d'utiliser les panneaux électroniques de la Ville de Sherbrooke pour inviter la population à de ses rencontres citoyennes. La direction des communications de la Ville y voit un usage individuel d'un outil collectif.

Hélène Dauphinais... (Archives La Tribune, René Marquis) - image 1.0

Agrandir

Hélène Dauphinais

Archives La Tribune, René Marquis

Au conseil municipal lundi, Mme Dauphinais demandait que le sujet soit l'objet d'un débat en réunion de travail. «J'avais annoncé mes rencontres à quelques reprises parce que je pense que c'est un bon moyen d'informer les gens de ce qui se passe dans la ville. Une des choses que je fais pour bien représenter les citoyens et être à l'écoute de leurs besoins, c'est de leur offrir de venir me rencontrer une fois par mois. C'est une activité qui encourage la participation citoyenne.

«Quand je regarde la politique d'utilisation des panneaux, on dit que ce qui est d'intérêt public, ce qui est utile à la population, peut être annoncé. J'espère qu'on trouvera un dénouement heureux pour cette situation.»

Le président du comité exécutif, Serge Paquin, a justifié cette politique de la Ville. «Il y a eu une demande à l'arrondissement de Fleurimont qui a été acheminée à la direction des communications. Celle-ci a conclu qu'il s'agissait d'un usage individuel. Au comité exécutif, nous avons confirmé cette interprétation selon laquelle ces panneaux sont pour une utilisation collective : des comités de travail du conseil, les conseils d'arrondissement, les organismes à but non lucratif partenaires. Sauf erreur, il y avait un précédent où il y avait eu une demande de madame Goguen qui voulait annoncer ses rencontres citoyennes. La réponse avait été non.

«Chaque conseiller dispose d'un budget de soutien et de communication qu'il peut utiliser pour faire des annonces de réunion avec des citoyens. Nous aurons la discussion en atelier de travail. Si le conseil veut revoir ces règles, ça lui appartient.»

«L'utilisation du panneau est gratuite pour l'arrondissement et on me répond que je devrais utiliser mon fonds de soutien.»


Mme Dauphinais indique avoir annoncé ses activités à quelques occasions déjà. «Un jour, un conseiller de l'arrondissement a vu ça et a posé des questions. L'utilisation du panneau est gratuite pour l'arrondissement et on me répond que je devrais utiliser mon fonds de soutien. C'est quand même de l'argent des citoyens. L'an dernier, il est resté de l'argent dans mon fonds et il est retourné dans les coffres de la Ville.»

Hélène Dauphinais considère son temps de disponibilité comme une clinique sans rendez-vous qui lui permet d'être plus efficace. «Dans notre plan d'action à l'arrondissement, on se dit qu'on devrait augmenter le nombre de messages sur le panneau électronique.»

Louisda Brochu, président de l'arrondissement de Fleurimont, nie avoir voulu s'en prendre à sa collègue. «En tant que président, mon rôle est de traiter tout le monde avec équité. J'avais moi-même voulu tenir des rencontres citoyennes dans des locaux appartenant à la Ville et on me l'avait refusé. Il y avait aussi eu une demande en ce sens dans l'ancien conseil et le service des communications n'avait pas permis l'affichage sur le tableau électronique.»

M. Brochu rapporte que Mme Dauphinais avait été prévenue l'an dernier de l'existence de ce règlement et qu'elle a procédé à l'affichage malgré tout.

En 2014, la Ville avait été responsable de 413 messages sur ses sept panneaux électroniques.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer