Casse-tête humanitaire au Népal

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(SHERBROOKE) L'infirmier Patrick Raymond cumule plusieurs missions humanitaires, mais celle en sol népalais frappe par sa complexité : l'inaccessibilité de certaines zones et le relief montagneux pose de grands défis.

Est-ce la mission la plus complexe qu'il a vue? «En termes d'environnement et d'accesssibilité, oui, c'est la plus complexe», commente l'infirmier, joint au Népal mercredi. Au fil des ans, il s'est rendu au Mozambique, au Congo, aux Philippines, en Jordanie, à la frontière syrienne...

Le Sherbrookois est l'un des membres d'une délégation de la Croix-Rouge canadienne envoyée au Népal la semaine dernière pour mettre sur pied un hôpital de campagne afin d'offrir des soins en maternité et en obstétrique, notamment.

Il se trouve dans le village de Dhunche, au nord de Katmandou. «Le gros problème que l'on vit, c'est que ce sont des microvillages à flanc de montagnes, on n'y a pas accès en voiture.»

L'hôpital de Dhunche, qui desservait d'autres dispensaires, est en grande partie détruit. «On est en train de s'installer dans le village, à flanc de montagne. C'est extrêmement complexe. On n'a pas les terrains pour installer nos tentes, il faut creuser à la pelle», dit-il en faisant allusion au relief accidenté.

L'équipe est parvenue à Dhunche en hélicoptère avec un minimum de matériel; elle en reçoit au compte-gouttes. «Il y a beaucoup de va-et-vient d'hélicoptère. Il y a beaucoup de gens qui sont disparus, des gens qui faisaient du trek.»

«On vient de trouver à flanc de montagne des morts, des gens qui étaient disparus. Il y a des villages où 40, 45 maisons ont été détruites.» «Tout ce qui est au nord, vers la Chine, personne n'y a accès», a-t-il décrit.

Au moment de l'entrevue, la Croix-Rouge évaluait comment elle pourrait atteindre certaines zones.

Des cliniques mobiles de la Croix-Rouge sont en place.

«L'équipe aide le personnel local à répondre aux besoins de la collectivité sinistrée. Jusqu'ici, 80 patients ont été soignés et ce nombre devrait augmenter rapidement», précise le porte-parole de la Croix-Rouge au Québec, Carl Boisvert.

«On va installer un module chirurgical, on va donner des soins de maternité et d'obstétriques», indique Patrick Raymond.

La mobilisation est également digne de mention.

«Dans tous les déploiements que j'ai faits, c'est la première fois que je vois autant d'humanitaires. Dans le vol Francfort-Katmandou, il n'y avait que des travailleurs humanitaires.»

Avec tous les avions qui devaient se poser sur la piste la semaine dernière, l'avion de la Croix-Rouge canadienne a dû voler au-dessus du secteur un moment avant de pouvoir se poser. «Ça fait juste montrer l'ampleur de la mobilisation qui est faite. Ça surcharge les transports, les services... C'est excessivement difficile à gérer.»

La population népalaise et les secouristes doivent aussi composer avec les secousses qui continuent d'ébranler le pays de temps à autre. Patrick Raymond s'est fait réveiller une nuit par une forte secousse. «Quand ça survient, on sort des buildings, on s'en va vers des endroits dégagés. Les secousses sont moins grosses. On a des consignes très claires.»

Il invite les gens à être généreux envers la Croix-Rouge : les besoins des Népalais sont grands.

- Le séisme a fait plus de 7300 morts

- La Croix-Rouge canadienne a amassé un peu plus de 14 M $

- L'hôpital de campagne de l'organisation pourra desservir 50 000 personnes

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