Trois postes sont abolis au SPS

La Ville de Sherbrooke a procédé à l'abolition de trois postes au Service de... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a procédé à l'abolition de trois postes au Service de police de Sherbrooke (SPS). La décision a été entérinée lundi au conseil municipal.

Il s'agit d'un poste de détective, d'un poste d'agent de police et d'un poste vacant de capitaine à la direction et au soutien aux opérations. Tous ces postes étaient déjà vacants ou l'étaient devenus le 1er avril à la suite de départs à la retraite.

Le président du comité de sécurité publique, Marc Denault, explique que le dossier a été présenté dans le contexte d'optimisation à la Ville de Sherbrooke. «Des efforts additionnels ont été demandés à tous nos services, dont le SPS. Dans l'ensemble du projet, nous parlons d'une économie d'environ 282 000 $. On nous rassure que sur l'ensemble du territoire, la couverture sera la même. Ce sont des coupures dans des postes administratifs.»

Selon les données fournies dans le sommaire décisionnel, l'effectif du plan d'organisation policière approuvé par le ministère de la Sécurité publique est établi à 200 policiers permanents, en incluant les cadres et les syndiqués. Le Service de police de Sherbrooke compte actuellement 206 policiers permanents. La division des enquêtes criminelles compte actuellement 25 détectives, alors que celle de la surveillance du territoire compte 112 agents de police.

Le président du comité exécutif Serge Paquin souligne que la criminalité est en baisse partout au Québec depuis une dizaine d'années. «En 2014, on accuse une baisse très importante des crimes contre la propriété, avec une diminution de 33 %, et des crimes contre la personne, avec une diminution de 9 %.»

Le président de l'Association des policiers et policières de Sherbrooke Robin Côté se montre tout de même inquiet des coupes annoncées. «Nous pensons clairement que l'abolition d'un poste d'enquêteur peut avoir un impact puisque ses dossiers seront répartis sur les gens qui restent, et ils ont déjà beaucoup de travail.»

M. Côté fait valoir que des plaintes de citoyens dans lesquelles des suspects potentiels pourraient être identifiés n'ont jamais fait l'objet d'enquête en raison de la surcharge de travail. «Si on enlève un enquêteur, la surcharge augmentera.»

Robin Côté précise que les six policiers en surplus par rapport à la norme du Ministère ont été ajoutés lors de la création de l'escouade de sécurité routière de soir. «C'est sûr que nous ne pouvions pas être contre le projet, mais au moment de couper, nous avons demandé pourquoi ce ne sont pas ces postes qui sont abolis. C'est certain que ce sont des postes qui apportent des revenus...»

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