1000 signatures pour une piste cyclable vers le CHUS

Deux étudiants en médecine ont déposé une pétition comptant plus de 1000... (Imacom, Frédéric Côté)

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(SHERBROOKE) Deux étudiants en médecine ont déposé une pétition comptant plus de 1000 signataires, lundi au conseil municipal, pour la construction d'une piste cyclable entre la rue Brûlotte et l'hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie - CHUS. La Tribune avait fait état de cette initiative de l'Association générale des étudiantes et des étudiants de médecine de l'UdeS en mars dernier.

Julien Leroux et Olivier Vaillancourt en ont profité pour mentionner qu'ils disposaient de quatre propositions de tracés, colligées avec les avantages et les inconvénients de chacun. « Selon l'enquête Origine-Destination, le CHUS est la quatrième zone de destination à Sherbrooke. Il y a beaucoup d'étudiants qui habitent la rue Brûlotte », mentionne M. Leroux.

« Cette question a été soulevée à maintes occasions dans les dernières années. Notre pétition a non seulement été signée par des étudiants, mais aussi plusieurs travailleurs du CHUS. La 12e Avenue est une artère dangereuse pour circuler à bicyclette. Les voitures roulent à 70 km/h ou plus et il n'y a presque pas d'accotement », ajoute M. Vaillancourt.

« Il y a quelques personnes qui se rendent au travail en vélo, mais ils vous diront qu'ils risquent leur vie chaque jour », renchérit Julien Leroux.

Ce dernier a fait valoir que la construction d'une piste cyclable contribuerait à la réduction des gaz à effet de serre, mais elle diminuerait aussi l'engorgement des stationnements du centre hospitalier. « L'argument le plus important demeure la sécurité des cyclistes. Nous voulons changer la dynamique du transport actif dans ce secteur de Sherbrooke. »

Le conseiller Vincent Boutin était heureux de constater la mobilisation citoyenne. « C'est un dossier que je défends et que je porte depuis le début de mon mandat. Je suis heureux de voir que plus de 1000 personnes ont signé la pétition. La sécurité des piétons et cyclistes est éprouvée et c'est appelé à augmenter en raison du développement du secteur. »

M. Boutin s'est par ailleurs adressé au député Guy Hardy pour le sensibiliser au dossier. « Je suis conscient des coûts d'un tel projet. Si on veut arriver à quelque chose, il nous faudra l'appui du gouvernement du Québec via un programme comme Véloce II. J'ai sensibilisé Guy Hardy. Il s'est montré ouvert à pousser un peu plus loin. La semaine dernière, l'étude des crédits s'est terminée à Québec. Nous aurons peut-être une meilleure idée des possibilités d'un tel programme pour la prochaine année. »

Dans un monde idéal, le conseiller souhaiterait le début des travaux le plus rapidement possible, mais il est conscient qu'il est nécessaire de monter adéquatement le dossier. « Si on veut avoir une vision et que ce soit complété dans 10-15 ans, il faudrait y penser tout de suite. »

Les propos du président du Centre de mobilité durable de Sherbrooke, Bruno Vachon, allaient dans le même sens. « Des aménagements du ministère des Transports seront nécessaires pour réaliser ce tronçon. Ce serait mal planifier nos choses que d'aller de l'avant sans savoir ce que le Ministère prévoit. Il y a le développement commercial qui s'en vient. Les promoteurs devront aménager ce secteur. Ça fait partie de nos priorités. »

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