André L'Espérance quitte Destination Sherbrooke

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André L'Espérance

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(Sherbrooke) André L'Espérance a démissionné de son poste d'administrateur de Destination Sherbrooke. La nouvelle est tombée en début de soirée, mardi, dans un communiqué envoyé par l'organisme paramunicipal.

Au moment de renouveler son mandat, lundi au conseil municipal, quatre élus avaient enregistré leur dissidence en soulevant un malaise éthique. Hélène Dauphinais, Pierre Tardif, Jean-François Rouleau et Annie Godbout s'interrogeaient sur la présence de M. L'Espérance au C.A. alors que la Ville pourrait se porter acquéreur de son train, l'Orford Express.

« Cette démission ne doit pas être considérée comme un aveu de conflits d'intérêts, mais plutôt pour éviter les controverses inutiles », a écrit M. L'Espérance, dont le mandat avait commencé en juillet 2014.

« Je trouve absolument déplorable que des membres de notre propre conseil municipal soulèvent publiquement des doutes non fondés et manquent de respect envers une personne de cette trempe mettant du même coup en doute la rigueur des processus en place dans l'exercice de la gouvernance de l'organisation », a décrié Rémi Demers, président de Destination Sherbrooke.

« Je respecte la décision de M. L'Espérance. J'estime qu'il était une valeur ajoutée à notre C.A. Il n'avait pas besoin d'être mis sur la sellette. Je ne crois pas que notre communauté est gagnante. Ça me désole. Il y a manifestement des gens qui ne veulent pas que ça marche la promotion du tourisme à Sherbrooke. Il faut arrêter de donner des coups de poing à des organismes qui travaillent au développement économique. C'est de l'ingérence! Devrons-nous recruter nos membres au Nunavut pour éviter les risques de conflits d'intérêts? »

Rémi Demers se disait complètement renversé. « Nos pires ennemis sont dans notre cour et ça c'est terrible. On sème constamment le doute. Je me questionne sur l'intérêt de ces gens-là. M. L'Espérance n'a pris part à aucune discussion concernant le train », dit-il.

Hélène Dauphinais se disait heureuse de la décision d'André L'Espérance mais précisait qu'elle n'a jamais parlé de conflit d'intérêt, mais bien d'éthique. « C'était nécessaire. M. L'Espérance a raison de dire que nous pourrons nous concentrer à l'étude du dossier. Je pense que M. Demers n'a pas compris de quoi il était question. Il y a une grosse transaction en jeu et cette personne avait des intérêts. »

Annie Godbout parle d'une question de principe. « Ce n'est pas lié à l'individu. Ce n'est pas du tout une attaque à son intégrité. Nous avons eu cette discussion à Sherbrooke Innopole pour notre propre C.A. et il est important d'être équitable d'un organisme à l'autre. C'est sain pour la démocratie. Ce sont des sujets délicats mais le débat était nécessaire. »

Mme Godbout souhaite que Destination Sherbrooke demeure impliquée dans le dossier du train. « Le contraire serait inquiétant, puisque c'est un dossier touristique. »

Pierre Tardif ne se sentait pas responsable des événements. « Je ne crois pas que ce soit à cause de moi, malgré ce qu'on en dit. Je n'ai jamais accusé M. L'Espérance de quoi que ce soit. Je pense qu'il faut être prudent sur un C.A. quand il y a une possibilité de recevoir de l'argent. Ça n'enlève pas toutes ses qualités pour les autres dossiers. Je n'ai jamais travaillé pour que M. L'Espérance quitte. »

Jean-François Rouleau remercie l'homme d'affaires pour ses services. «J'aurais aimé que le débat se déroule de façon plus harmonieuse et respectueuse. Je réitère le fait que nous n'avons nullement remis en question les qualités et les compétences de M. l'Espérance. Il s'agit seulement d'une question de gros bon sens.»

Destination Sherbrooke a été invitée à donner un avis de pertinence quant à l'importance du train comme acteur du développement récréotouristique à Sherbrooke. Cet avis était favorable. Le dossier relèverait toutefois de la Société de transport de Sherbrooke si le conseil donnait son aval.

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