Débat sur le nouveau mandat d'André L'Espérance à Destination Sherbrooke

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André L'Espérance

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(SHERBROOKE) Le renouvellement du mandat de trois membres du conseil d'administration de Destination Sherbrooke a soulevé le débat, lundi au conseil municipal. C'est notamment le retour de l'homme d'affaires André L'Espérance qui a achoppé, lui qui propose de céder le train de l'Orford Express à la Ville de Sherbrooke.

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Hélène Dauphinais

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La conseillère Hélène Dauphinais a inscrit sa dissidence en exprimant son malaise de voir M. L'Espérance siéger au conseil d'administration d'un organisme paramunicipal qui est appelé à donner son avis sur le projet de l'Orford Express. « L'éthique est une question bien personnelle, mais ça me pose un problème qu'il siège à Destination Sherbrooke alors qu'on leur demande une opinion sur le potentiel touristique du train. »

Jean-François Rouleau et Pierre Tardif ont enregistré leur dissidence pour les mêmes raisons.

Annie Godbout s'est aussi manifestée contre cette nomination. « À Sherbrooke Innopole, nous étudions la possibilité que les membres du C.A. qui font une demande de financement pour leur entreprise doivent quitter le C.A. ou vendre leurs parts. J'invite Destination Sherbrooke à mener le même débat pour que nous soyons tous égaux. Pour être cohérente, j'enregistre ma dissidence. »

Le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, s'est dit pleinement à l'aise avec la présence de M. L'Espérance. « Il serait dommage de se priver des ses compétences. Il a une solide expérience. Il y a moyen de bien gérer ça puisqu'il ne prend pas part aux discussions à propos du train. »

Chantal L'Espérance s'est dite à l'aise avec le concept, estimant que tous les membres de tous les conseils d'administration des organismes de la ville devraient à un moment ou à un autre démissionner en raison de leurs diverses implications. « Il ne faut pas être plus catholique que le pape. »

Louisda Brochu abondait dans le même sens, mentionnant que les membres du conseil municipal déclarent eux-mêmes leur intérêt et se retirent quand des dossiers les concernant sont l'objet de débats.

Vincent Boutin trouvait réducteur d'insinuer qu'André L'Espérance avait le pouvoir d'influencer ainsi tous les autres administrateurs.

Serge Paquin a d'ailleurs invité ses collègues à faire confiance à la bonne volonté des administrateurs. « Il ne faut pas prêter des intentions malveillantes aux gens. »

Mme Dauphinais a précisé qu'il y a « une marge très large entre quelqu'un qui se trouve dans un processus de donner un train, qui n'est pas totalement gratuit, et quelqu'un qui veut aller chercher une subvention de 10 000 $. Je ne suggère pas de bannir M. L'Espérance à vie, mais qu'il quitte le C.A. le temps de débattre du dossier. On donne souvent l'impression qu'il n'y a qu'une personne dans la ville qui est compétente et qui a l'expertise alors qu'il y a sûrement d'autres gens d'affaires qui ont réussi qui pourraient aussi joindre le C.A. »

Laval Chartré et René Houle ont aussi vu leur mandat renouvelé, alors que Marc-André Mouton obtient un premier mandat au C.A. de Destination Sherbrooke.

jonathan.custeau@latribune.qc.ca

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