Les propriétaires en ont assez des graffitis

Lise Drapeau... (Imacom, René Marquis)

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Lise Drapeau

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(SHERBROOKE) Les propriétaires des Immeubles Must Urbain, au centre-ville de Sherbrooke, en ont assez de voir leurs bâtiments de la rue Alexandre être la cible de graffiteurs. Après avoir porté plainte au Service de police de Sherbrooke (SPS), Philippe Dusseault et Lise Drapeau espèrent que la Ville prendra des mesures et suggèrent l'installation de caméras de surveillance.

Must Urbain a refait complètement un édifice commercial et à logements à l'angle des rues Alexandre et Aberdeen. Il est aussi propriétaire du Dépanneur SR, au coin de la rue Ball. Ce commerce, et la clôture installée à l'arrière, a été la cible des graffiteurs à trois occasions récemment. L'édifice au coin Aberdeen a été pris d'assaut pour la première fois la fin de semaine dernière. L'endroit est pourtant muni d'un éclairage le long des murs ciblés.

« J'en suis rendu à ma quatrième plainte à la police. Elle me dit qu'elle connaît l'homme qui fait les graffitis, parce qu'elle reconnaît sa signature, mais qu'elle ne peut rien faire à moins de l'attraper sur le fait. En cour, on ne lui donne que des travaux communautaires, alors il recommence. Nous, ça nous coûte de l'argent pour nettoyer », déplore Lise Drapeau.

Selon elle, le nettoyage au jet d'eau coûte 300 $ chaque fois. « Nous nous sommes donné le mandat d'embellir le centre-ville en rénovant. Nous n'avons pas de difficulté à louer nos appartements. Ils sont tous pleins. Nous avons mis 750 000 $ pour refaire le bâtiment au coin de la rue Aberdeen, mais on vient barbouiller le mur et on brise même les boîtes aux lettres. La police fait ce qu'elle peut, mais nous aimerions que la Ville installe des caméras. »

Mme Drapeau possède aussi des édifices rue Wellington Sud et rue Marquette. Elle ne rapporte aucun problème à ces endroits.

Il suffit de déambuler rue Alexandre pour constater que plusieurs immeubles servent effectivement de canevas aux graffiteurs.

À la Ville de Sherbrooke, le conseiller Serge Paquin convient qu'il y a recrudescence de graffitis ce printemps. « Ce n'est pas particulier à la rue Alexandre. Nous avons le même problème ailleurs, notamment sur la rue Galt. Je comprends que les propriétaires soient désemparés, mais la Ville n'est pas inactive. Nous avons demandé au SPS d'exercer une surveillance particulière. Nous ne pouvons pas penser que la Ville sera en mesure d'installer des caméras sur toutes ses artères commerciales, parce que ça prendrait tout un système de surveillance », commente-t-il.

M. Paquin rapporte que la Ville possède une stratégie de surveillance. « S'il y a récurrence, rien n'empêche les propriétaires de se procurer un système de caméras. Nous devons nous adapter, mais il n'y a pas de recette miracle. »

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