Rassemblement en appui au St-Élie Motorsports

Manon Blais et Vicky Laverdure ont organisé samedi... (IMACOM, René Marquis)

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Manon Blais et Vicky Laverdure ont organisé samedi un grand rassemblement de soutien pour St-Élie Motorsports, histoire de tourner les regards vers la communauté des passionnés de sports automobiles.

IMACOM, René Marquis

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(Sherbrooke) On a beaucoup entendu parler du bruit qui émane du Complexe St-Élie Motorsports, mais pas tellement de la passion qui unit les amateurs de sports automobiles qui s'y réunissent, croient Manon Blais et Vicky Laverdure.

C'est pourquoi les deux passionnées ont décidé d'organiser samedi dans un stationnement sur le chemin Dion un grand rassemblement de soutien pour le Complexe, alors qu'un jugement rendu au début du mois d'avril ordonne au propriétaire de cesser toute activité de course ou d'accélération de véhicule, ainsi que de verser 94 000 $ aux plaignants. « Oui, il y a les plaignants, mais il y a les passionnés de sport aussi; il faut que les gens voient ça, c'est l'autre côté de la médaille », lance d'entrée de jeu Mme Blais.

Comme de nombreux amateurs, elle plaide qu'une piste comme celle proposée sur le bord de la route 220 par le Complexe permet notamment d'empêcher les courses de rue. « C'est encadré et sécuritaire, un lieu de rassemblement... tu vas là pour rencontrer d'autres passionnés et échanger », souligne-t-elle.

Un avis avec lequel Mme Laverdure est bien d'accord. « Il y a aussi une question de proximité. Sanair [NDLR : une autre piste de course, à Saint-Pie], c'est plus loin et ça coûte plus cher. Ici, on peut venir avec nos enfants, c'est une histoire de famille », dit celle qui est employée du Motorsports et qui amène régulièrement son conjoint et ses enfants avec elle les soirs de courses. « C'est une histoire d'amour, les drags. On se rejoint là le vendredi et on sait qu'on va avoir une belle soirée. »

Mme Blais, une ancienne coureuse qui vient aujourd'hui encourager son conjoint, également coureur, avec ses deux filles, renchérit. « Ça représente aussi tout un environnement économique. Quand ils viennent aux drags, les gens arrêtent au resto, au dépanneur, ils mettent de l'essence pour faire les courses... il y a aussi plusieurs garages qui font de la mécanique qui en bénéficient, les gens ne font pas tous ça eux-mêmes! »

Plus de 2000 personnes s'étaient réunies samedi. « Ça bouge pas mal! La température est de notre côté! Les gens ont la cause à coeur, certains prennent tout l'hiver pour monter leur char », se réjouissait Mme Laverdure.

La cause en appel

La journée était aussi une occasion d'amasser des fonds pour aider le propriétaire du Complexe, Simon Homans, à payer les frais requis pour tenter de porter la cause en appel. Ses avocats devraient d'ailleurs déposer lundi la demande d'appel. « On travaille fort pour avoir l'appel. On croit que ce qu'on fait a une raison au niveau social, que les pistes comme ça permettent notamment d'éviter les courses de rue », dit celui qui était reconnaissant de l'appui de la communauté samedi. « Ça donne du courage, le goût de continuer. Des fois, quand tu fais de la business, tu vois que les gens viennent, mais tu ne sais pas à quel point ils apprécient. »

Une fois la demande d'appel déposée, on peut s'attendre à un délai de 10 jours avant de savoir si la cause pourra bel et bien être portée en appel.

Les arguments sur la base desquels les avocats tenteront de porter la cause en appel ne sont pas connus. Toutefois, au rassemblement de samedi, un fidèle client du Complexe, Michel Bazinet, était à une table avec une copie du jugement et montrait aux intéressés les passages qu'il estimait porter à confusion. Il affirmait notamment qu'il était difficile de déterminer qu'est-ce, précisément, qu'un bruit qui incommode les gens, et remettait en question le degré de tolérance des demandeurs. « C'est plus complexe que juste St-Élie, c'est un problème de société, de tolérance aux autres. On est conscients que ça fait du bruit les courses de voitures, on n'est pas stupides. Mais du bruit, il y en a aussi à la fête du lac des Nations, lors des matchs de baseball... si les gens ne veulent jamais entendre de bruit, qu'ils aillent vivre en Alaska! » a-t-il dit en riant.

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