Stationnement: l'UdeS révise sa politique

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(SHERBROOKE) L'Université de Sherbrooke prépare une nouvelle mouture de sa politique de stationnement, a fait savoir l'institution après que des failles eurent été mises en lumière par le journal étudiant Le Collectif.

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Lucie Frenière

Archives La Tribune

« Ce n'est pas anormal que les politiques ne suivent pas... Il y a un travail qui se fait pour ajuster la politique... Des fois les choses évoluent, mais les politiques n'évoluent pas au même rythme », commente la directrice du service des communications, Lucie Frenière, en expliquant notamment que dans le cas des stationnements, l'UdeS doit s'arrimer avec la Ville de Sherbrooke.

Les failles relevées dans l'émission de contraventions dans les stationnements de l'UdeS pourraient ouvrir la porte à la contestation des billets d'infraction. Aux yeux du professeur de droit Finn Makela, « des arguments sérieux » montrent que « ça ne tourne pas rond ». M. Makela indiquait notamment que le règlement fait référence à une disposition de la Loi sur les cités et les villes qui n'existe plus.

Ainsi, la Loi sur les cités et villes permettait par l'article 412 à une municipalité le pouvoir de déléguer à un détenteur d'une propriété privée d'émettre des constats d'infraction, mais la disposition n'existe plus. M. Makela a soulevé que les lacunes observées pouvaient être corrigées avec une mise à jour de la règlementation.

« Quand certains articles deviennent caducs, on ne les applique plus », assure Mme Frenière. Elle fait allusion au fait que le règlement demande d'afficher des vignettes, alors que le système de vignette a été aboli. Depuis les changements apportés au système, la gestion se fait plutôt par le numéro de la plaque d'immatriculation.

Les personnes qui reçoivent une contravention doivent acquitter les frais à la Ville de Sherbrooke. « La Ville conserve une partie des frais d'administration et ensuite, le reste est partagé entre la Ville et l'UdeS. » L'an dernier, l'émission de contraventions a rapporté 100 000 $ dans les coffres de l'établissement universitaire. Le montant varie annuellement : il fluctue en fonction du type de contraventions émises.

Certaines personnes se plaignent de la difficulté à se stationner. Lucie Frenière confirme que l'UdeS émet environ 8000 permissions de stationnement, alors que l'UdeS compte 3800 places de stationnement réparties au campus principal.

« Certains viennent juste pour leurs cours. Quand il y a des périodes d'engorgement, nos préposés au stationnement sont plus flexibles; on permet le stationnement le long de certaines voies. »

Les gardiens de sécurité n'émettent pas d'avertissement. « C'est un constat immédiat. On fait preuve de flexibilité, par exemple au début de la session, c'est un peu chaotique », nuance-t-elle.

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