Les donneurs d'organes sous la loupe

Dr Frédérick D'Aragon... (Imacom, René Marquis)

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Dr Frédérick D'Aragon

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Des subventions totalisant 400 000 $ sont octroyées au Dr Frédérick D'Aragon pour l'étude pilote DONATE. Une étude que l'anesthésiologiste intensiviste au CIUSSS de l'Estrie - CHUS entend mener à l'échelle nationale au cours de la prochaine année.

Le projet de recherche DONATE porte sur la prise en charge des donneurs d'organes au Canada. Première du genre au pays, cette étude s'insère dans un vaste programme de recherche national en don d'organes qui s'échelonne sur cinq ans. L'équipe du Dr D'Aragon fera l'étude prospective de cohortes de donneurs provenant de six centres de prélèvement d'organes, dont quatre sont situés au Québec. Cette étude permettra d'améliorer la prise en charge des donneurs d'organes, peu importe où ils se trouvent au pays, en plus d'outiller les professionnels de la santé dans leur pratique clinique.

«L'objectif ultime est d'augmenter la durée de vie de l'organe prélevé dans le corps du receveur et réduire le pourcentage de rejet. On observera les bonnes et moins bonnes pratiques des différents centres de prélèvement et tentera de corréler les pratiques avec le nombre d'organes et la qualité des organes prélevés», souligne le Dr D'Aragon.

Les reins représentent le plus grand besoin en ce qui concerne le don d'organe. «Les deux tiers des personnes en attente d'une transplantation ont besoin d'un rein. Et le rein, par ailleurs, est un des organes le plus susceptibles au rejet ou aux problèmes de fonctionnement chez le receveur», révèle l'intensiviste.

En plus d'améliorer la qualité et l'espérance de vie des patients, l'étude DONATE pourrait améliorer les finances de l'État. «Un patient sous dialyse coûte 80 000 $ à l'État et une greffe de rein coûte 40 000 $. Alors dès la première année de la greffe, l'État économiserait 40 000 $ pour une seule personne», précise le Dr D'Aragon.

En cette Semaine nationale du don d'organes et de tissus, Le Dr D'Aragon a par ailleurs accepté l'invitation du Dr Marc-André Leclair, chef médical du Programme-clientèle en soins critiques et traumatologie, afin d'agir à titre de médecin ambassadeur pour l'Estrie. Une nomination qui n'est pas étrangère à l'étude pilote DONATE.

Pour le Dr D'Aragon, accepter l'invitation d'agir comme médecin ambassadeur de l'Estrie allait de soi. «Faire don de ses organes démontre une grande solidarité humaine et sociale. Aussi, pour les proches et les familles en deuil, le don d'organes peut apporter un "sens" à la perte de l'être aimé et ainsi aider à diminuer l'impact du deuil», fait valoir le Dr D'Aragon. Il indique qu'au plan scientifique, le don d'organes et de tissus offre de multiples opportunités de recherche, car les évidences scientifiques sont pratiquement absentes en ce domaine. Et il insiste aussi sur l'importance de sensibiliser les travailleurs de la santé à leur responsabilité d'identifier et de recommander les donneurs potentiels à Transplant Québec.

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