Les policiers du SPS ont de l'intérêt pour le régime de retraite de la FPMQ

Robin Côté... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Robin Côté

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(Sherbrooke) L'Association des policiers et policières de Sherbrooke (APPS) étudie « sérieusement » la possibilité de se joindre à l'option présentée par la Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ) de créer leur propre fonds de pension.

Mardi, la FPMQ a lancé une offensive sur plusieurs fronts pour contrer la réforme des régimes de retraite de ses 4500 membres.

Elle annonce notamment la création d'un régime de retraite entièrement géré par les policiers et invite tous les syndicats de policiers municipaux à y adhérer.

Le président de l'APPS, Robin Côté, soutient être en train d'analyser la possibilité.

« Si le moyen est viable et envisageable, je ne vois pas pourquoi nous ne saisirions pas cette possibilité. Notre régime est loin d'être en mauvaise posture. Si nous considérons que c'est avantageux pour nos membres, nous pourrions y adhérer. Nous n'aurions plus de compte à rendre à la Ville de Sherbrooke », explique Robin Côté.

Ce dernier signale que ce projet de rapatriement du régime de retraite se trouve à ses débuts.

« L'information que nous possédons est très préliminaire. Les exécutifs syndicaux des corps de police municipaux se sont penchés sur cette possibilité en assemblée générale. Un plan concret nous sera présenté de façon spécifique pour Sherbrooke », indique le président de l'APPS.

Robin Côté rappelle que l'APPS devra soumettre ce changement à ses membres et le négocier avec la Ville de Sherbrooke.

Accueil glacial à Québec

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a réservé un accueil glacial à cette proposition, estimant peu probable que des municipalités acceptent de payer 50 % de la facture sans avoir leur mot à dire dans la gestion du programme.

« C'est certain qu'il faudra négocier avec la Ville. Ce ne sont pas tous les corps municipaux qui doivent y adhérer pour que le projet fonctionne », mentionne Robin Côté.

Le vice-président de la FPMQ, Paulin Aubé, a rappelé lors du point de presse mardi que, sur les 30 régimes de retraite de ses membres, 25 sont capitalisés à 85 % ou plus, et près du tiers sont même capitalisés à 100 %.

La FPMQ s'adresse aussi aux tribunaux pour faire invalider la loi 15 ainsi que toutes les ententes et décisions arbitrales qui en découlent et obliger les employeurs à rétablir les régimes de retraite dans leur forme précédant la loi et, donc, y remettre les sommes qui en ont été retirées.

« Tous les corps de police municipaux dont celui de Sherbrooke ont signé cette requête », assure le président de l'APPS.

Il ne fait donc aucun doute, selon Paulin Aubé, que la loi 15 a été adoptée pour des raisons tout autres que celles invoquées par le gouvernement de Philippe Couillard.

« Le véritable objectif de la loi libérale est de diminuer la masse salariale des villes plutôt que d'assainir la santé financière des régimes de retraite », a-t-il martelé en conférence de presse.

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