Le développement du centre-ville pourrait coûter 600 M$

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(SHERBROOKE) Le plan directeur d'aménagement durable du centre-ville a été adopté lundi par le conseil municipal après la présentation de quelques amendements. Une première évaluation, qui pourrait varier avec le temps, chiffre à 600 M$ les investissements nécessaires, tant par le public que le privé, pour réaliser les actions proposées. En vigueur pour les 25 prochaines années, le plan visera notamment à doubler la population du centre-ville. »

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Jean-Pierre Bertrand

Imacom, Frédéric Côté

Nous pensons que des investissements publics, tant municipaux que des gouvernements provinciaux et fédéraux, et privés de 600 M$ permettraient d'atteindre nos objectifs. Ça inclut les investissements des propriétaires privés qui construiront ou rénoveront des bâtiments. Ce sont des projections sur une très longue période. C'est ambitieux, mais réaliste», avance Jean-Pierre Bertrand, président du comité consultatif de centre-ville 2020.

Au plan soumis à la consultation publique ont été ajoutées la notion de développement de ville intelligente et celle de gestion intelligente des stationnements. «Il n'y a pas encore de plan pour le déploiement de la ville intelligente, mais il y a une intention et elle mérite d'être retenue. Il s'agit aussi de créer des hubs créatifs, c'est-à-dire des lieux propices à l'innovation qui pourraient mêler des personnes d'origines différentes qui pourraient se contaminer , s'entraider pour accélérer le développement. Il y a aussi une nouveauté dans les stratégies à développer pour faire en sorte qu'on ne vende plus des pieds carrés au centre-ville, mais une façon de faire», explique M. Bertrand.

«Je pense que le plan aura besoin pour durer d'un comité de suivi qui verra comment il peut être adapté ou modulé selon les interventions, les succès et les échecs au fil des années», ajoute-t-il.

En ce qui concerne le stationnement, le plan ne propose pas une solution spécifique, mais de passer par l'utilisation d'applications intelligentes pour que les citoyens soient informés des endroits disponibles. Elle pourrait aussi servir à moduler éventuellement le prix en fonction des périodes d'achalandage.

La revitalisation de la rue Wellington Sud a par ailleurs soulevé plusieurs doutes. M. Bertrand convient que le défi est important, mais que le plan couvre une période de 20 à 25 ans, une période suffisamment longue pour apporter des changements. «C'est audacieux d'avoir des objectifs pour la Wellington Sud, mais on ne peut pas faire un plan sans avoir d'objectifs spécifiques pour cette portion du territoire», prévient M. Bertrand.

La conseillère Annie Godbout, particulièrement intéressée par la notion de ville intelligente, était heureuse des modifications apportées au plan. «Je trouve plaisant d'avoir été écoutée et entendue. Ce projet est ambitieux, large, et l'enjeu sera la priorisation pour voir comment nous ferons pour mettre tout ça en oeuvre. J'ai très hâte que les Sherbrookois soient très fiers de leur centre-ville. Nous avons tout pour en faire un noyau attractif.»

Rémi Demers a quant à lui soulevé une préoccupation de sécurité. «Chez les aînés, c'est beaucoup l'aspect de la sécurité qui ressort. Ils fréquentent très peu la rue Wellington Sud et c'est tout un défi de les amener à habiter le centre-ville»

«Nous pensons que la mixité des populations et des fonctions permettra d'accroître la sécurité», a rétorqué Jean-Pierre Bertrand.

Nicole Bergeron aurait souhaité que la notion de développement durable en culture soit aussi intégrée au plan. «En l'intégrant, nous aurions envoyé un message plus clair en affirmant quelque chose qui est déjà là avec le Musée de la nature et des sciences, la place Nikitotek et le Théâtre Granada.»

Enfin, Serge Paquin a rappelé qu'il faudra «travailler à court terme sur l'amélioration de l'offre locative».

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