Soins intensifs: «Les familles sont souvent mal outillées»

Faire évoluer les soins intensifs et la recherche en allant chercher le pouls... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Faire évoluer les soins intensifs et la recherche en allant chercher le pouls de ceux qui sont les premiers concernés.

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Dr François Lamontagne

Imacom, René Marquis

Voilà l'objectif des médecins intensivistes, dont fait partie le Dr François Lamontagne du CHUS qui propose ce jeudi soir de 19 h à 21 h au Musée des sciences et de la nature de Sherbrooke la séance de sensibilisation Quand la vie est un enjeu.

« Plusieurs choses sont mal comprises lorsqu'il est question des soins intensifs. Les patients qui y sont soignés se trouvent dans un état critique. Des décisions cruciales sur leur vie ou sur la qualité de celle-ci à long terme sont prises dans un très court laps de temps. Les familles sont souvent mal outillées », explique le Dr Lamontagne, qui s'est rendu en Afrique en 2014 comme intensiviste pour lutter contre l'épidémie du virus Ebola.

Il mentionne qu'aucune fondation ou association ne permet de répondre aux questions des familles comme c'est le cas pour les personnes qui luttent contre le cancer, une maladie cardiaque ou dégénérative comme la sclérose en plaques.

« Les soins intensifs se présentent de façon imprévue. Personne n'a le temps de s'y préparer. Quelles sont les décisions à prendre? Quelles sont les chances de succès? Quels soins de conforts peuvent être donnés? Autant de questions qui se posent », énumère le spécialiste en soins intensifs, chercheur et professeur du CHUS qui met en place de tels groupes de sensibilisation avec des collègues de Kingston et Toronto.

Le volet recherche aux soins intensifs sera aussi abordé lors de cette discussion.

« Les patients sont inconscients lorsqu'ils se retrouvent aux soins intensifs, mais le point de vue de leurs proches peut permettre d'identifier des priorités en recherche. Nous voulons trouver une formule pour que la population puisse avoir son mot à dire aux côtés des chercheurs et des médecins afin d'améliorer les pratiques », mentionne le Dr Lamontagne qui a mis sur pied le projet de recherche Optique en ce sens.

Par cette conférence de sensibilisation, le Dr Lamontagne souhaite placer les premières pierres d'un vaste projet de sensibilisation sur la question dans le réseau des soins critiques à travers le pays.

« Les médecins et administrateurs ne sont pas les seuls à posséder les solutions. Le public peut faire bouger les choses et devenir une voie de communication en matière de soins intensifs. Cette réflexion pourrait permettre de mettre en place des outils pour aider aux décisions, une association ou un forum de discussions sur les soins intensifs », projette le Dr François Lamontagne.

Il est possible de réserver auprès de Joannie Marchand au 819-346-1110, poste 14171 ou jmarchand.chus@ssss.gouv.qc.ca.

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