Fin des élections scolaires: «Décevant de l'apprendre par les journaux»

Gilles Normand... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Gilles Normand

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(SHERBROOKE) La disparition annoncée des élections scolaires a fait réagir les commissaires, mardi, alors que ceux-ci viennent d'être élus.

«Je viens d'être assermenté et j'apprends que ça achève», lance le président de la Commission scolaire des Sommets (CSS), Jean-Philippe Bachand, qui se demande pourquoi le gouvernement a investi 20 M$ pour les élections scolaires de novembre dernier s'il les fait maintenant disparaître.

Le taux de participation n'a été que de 5 %.

M. Bachand et les présidents des Hauts-Cantons (CSHC) et de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), Yves Gilbert et Gilles Normand, ont eu tous les trois la même réaction.

«On savait qu'il y aurait une réflexion sur la gouvernance. Ce que je trouve décevant, c'est de l'apprendre par les journaux», commente M. Normand à propos de la décision du ministre, en soulignant l'existence de la table Québec-commissions scolaires. «J'aurai aimé qu'on suive le canal», note M. Gilbert.

M. Bachand observe que l'annonce est d'autant plus surprenante que le dossier des fusions devait d'abord être étudié et ensuite la gouvernance.

«On est encore dans les débats, on s'éloigne de l'essentiel. On parle de structures, de gouvernance. Il faut ramener ça aux élèves, ajoute M. Normand. Je me suis engagé à augmenter le taux de réussite des élèves, mais on est encore dans des discussions de structures.»

Il déplore du même coup la disparition d'un palier local de décisions. «On veut centraliser de plus en plus les pouvoirs au ministère de l'Éducation. Si on enlève un palier où on connaît bien nos réalités, on va éloigner le centre de décision.»

Les élus scolaires plaident que les élections scolaires n'ont pas eu lieu dans un contexte optimal, notamment en situation de compressions budgétaires.

Les trois présidents ont rencontré à Québec un conseiller du ministre de l'Éducation, François Blais, il y a environ une semaine, afin de faire valoir la contre-proposition qu'ils ont présentée sur la fusion des commissions scolaires en Estrie.

Le scénario de fusion de Québec prévoyait une seule commission scolaire dans la région, soit un regroupement des trois commissions scolaires francophones. Celles-ci en proposent plutôt deux, soit le maintien de la CSRS et une nouvelle entité qui regrouperait des Sommets et des Hauts-Cantons.

D'abord attendu cet hiver, le redécoupage des territoires pourrait n'être connu que cet automne. M. Normand et M. Bachand ont d'ailleurs senti une certaine ouverture lors de la rencontre avec le conseiller de M. Blais, qualifiée de «bonne» par leur collègue Yves Gilbert. En entrevue au Journal de Montréal, le ministre Blais a démontré une certaine ouverture : «Fusions si nécessaires, mais pas nécessairement fusion. Mais il va y en avoir», a-t-il commenté.

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