500 convives pour la Maison Aube-Lumière

Hier, à la soirée l'Envol au profit de la Maison Aube-Lumière, les quelque 500... (IMACOM, Maxime Picard)

Agrandir

IMACOM, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Sherbrooke) Vendredi, à la soirée l'Envol au profit de la Maison Aube-Lumière, les quelque 500 convives portaient à leur boutonnière une petite fleur de papier, qui cadrait bien avec la thématique rétro de l'événement. Toutes ces fleurs avaient été confectionnées à la main par France Couillard, bénévole qui peine à contenir son enthousiasme quand elle parle de la Maison.

« C'est un cadeau, ce travail-là! » dit d'emblée celle qui est bénévole aux soins depuis septembre.

Mme Couillard raconte comment, tous les lundis matin, son cadran est réglé à 6 h 30 et son linge est déjà prêt à être enfilé. « J'ai tellement hâte d'y aller! Ce qu'on offre à ces gens-là, ils en profitent vraiment. Si quelqu'un me demande de lui tenir la main pendant 4 h, je vais lui tenir la main pendant 4 h, si c'est de ça dont il a besoin », relate-t-elle. « Et moi, je reçois autant qu'eux! Prendre soin de quelqu'un qui est dans la fragilité de l'approche de la mort, c'est tellement gratifiant, c'est une richesse. Quand j'arrive chez moi, je ne suis même pas fatiguée », affirme celle qui fait pourtant 8 h de bénévolat tous les lundis.

France Couillard est retraitée de l'enseignement. « Toute ma vie j'ai pris soin des petits, je les ai accompagnés dans les premières heures de leur vie. Là, j'avais envie d'accompagner des gens dans leurs dernières heures, de donner la main à quelqu'un qui se met en route vers une autre vie. »

La Sherbrookoise est parmi les 200 bénévoles qui, ensemble, ont donné cette année plus de 30 000 heures à la Maison Aube-Lumière. « C'est extraordinaire. On disait ça à notre table tantôt : quand la Maison demande des bénévoles, il y a toujours des mains qui se lèvent. Les gens aiment appuyer notre mission », se réjouissait Élisabeth Brière, présidente du conseil d'administration de la Maison.

Austérité, encore...

Si la Maison a plutôt de la facilité à recruter ses bénévoles, d'un point de vue financier, les choses ne sont pas toujours aussi aisées, souligne la directrice générale de l'endroit, Marie Bécotte. « Ç'a été difficile cette année [de vendre les billets pour la soirée], avec le contexte économique, le climat d'austérité... Toutes les activités de financement vivent un peu ces difficultés. Mais c'est très bien 500, nous sommes contents! » a-t-elle analysé, soulignant que de nombreux travailleurs de la santé vivaient notamment de l'incertitude avec les restructurations en cours.

Par ailleurs, le fonctionnement de la nouvelle Maison Aube-Lumière est bien rodé, deux ans après son déménagement, soutient Mme Bécotte, qui précise que le taux d'occupation est de 96 %.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer