Grève: les étudiants du Cégep optent pour un référendum

Les étudiants du Cégep de Sherbrooke se prononceront finalement sur la tenue... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Les étudiants du Cégep de Sherbrooke se prononceront finalement sur la tenue d'une journée de grève, le 1er mai, lors d'un référendum dont la date reste à déterminer.

Réunis en assemblée générale mercredi, les quelque 6000 étudiants devaient se prononcer sur une grève de trois jours, les 29, 30 avril et 1er mai.

La proposition a toutefois été modifiée pour ne conserver qu'une seule journée de grève le 1er mai.La proposition a été adoptée à la majorité.

Environ 2100 personnes ont pris part à l'assemblée au Cégep de Sherbrooke. L'établissement accueille plus de 6000 étudiants.La proposition rappelait notamment que l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS) « s'était déjà positionnée contre les mesures d'austérité du gouvernement Couillard » et que les étudiants de l'institution subissent les coupes du gouvernement.L'institution a fait face à plusieurs compressions ces dernières années, ce qui a entraîné des abolitions de postes et la hausse de certains frais assumés par les étudiants. Avec le dernier budget provincial, la direction s'attend maintenant à des coupes de l'ordre de 1 M $.

La grève de 2012 a-t-elle eu un effet sur le résultat du vote? « Le spectre de la grève de 2012 est encore très présent, dans toutes les associations étudiantes. Les gens sont capables de faire la différence entre une journée de grève et une grève générale », commente Rosalie Racine, porte-parole de l'AÉCS. L'association poursuivra sa mobilisation contre l'austérité.

A-t-elle l'impression que le mouvement s'essoufle? « Non. Les gens votent contre la grève, mais pas contre la mobilisation contre l'austérité. »Étudiante en technique d'éducation à l'enfance, Louisa était ambivalente. Elle voit les répercussions sur le cégep et le réseau des centres de la petite enfance.

« On ne sait pas si ça vaut la peine de continuer », dit-elle en s'interrogeant sur les impacts qui toucheront sa profession. Elle craignait quand même les effets de la grève. « J'ai peur que la session soit arrêtée », a-t-elle indiqué au début de l'assemblée.Finissante en soins infirmiers, âgée de 33 ans, Annie Desruisseaux était contre la grève. « J'ai vécu celle de 2012, donc je suis totalement contre. Pour les futurs étudiants, je trouve que c'est important de se mobiliser avec toutes les coupes qu'il va y avoir... En même temps, pour ma situation, je suis contre la grève. »

La grève de 2012 avait eu un impact sur le début de son emploi. N'empêche que les réformes du milieu de la santé l'inquiètent un peu.

« Déjà, les conditions de travail ne sont pas faciles comme infirmières, et peu importe le métier que tu fais dans le milieu de la santé. »En grève depuis le 24 mars, les étudiants de lettres et sciences humaines de l'UdeS ont renoncé à la poursuite de la grève, mardi soir, lors d'une assemblée générale. Plus de 600 étudiants de cycles supérieurs sont toujours en grève à l'UdeS.

Les étudiants de la faculté d'éducation (premier cycle), qui sont un peu plus de 1800, ont voté pour une journée de grève symbolique le 1er mai. 

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